Date de publication : 01.02.2026
Introduction
Kigali, 30 janvier. Al-Hilal bat Sundowns 2-1. Ligue des Champions CAF, Groupe C. Al-Hilal prend la tête, Sundowns glisse à la deuxième place.
Mohamed Abdelrahman ouvre le score juste avant la mi-temps sur penalty. Jean Claude Girumugisha double la mise à la 49e. Arthur Sales réduit l’écart à la 61e. Trop tard. Al-Hilal tient bon. Victoire méritée pour les Soudanais. Déception pour les Sud-Africains.
Miguel Cardoso est sous pression. Les supporters scandaient le nom de Pitso Mosimane la semaine dernière après le nul 2-2 à domicile. Maintenant cette défaite à l’extérieur. La Yellow Nation ne pardonne plus.
Le stade Amahoro à Kigali affichait du monde dans les tribunes. Beaucoup de locaux rwandais, quelques Soudanais qui avaient fait le déplacement. Al-Hilal ne peut pas jouer au Soudan à cause de la guerre civile. Kigali est devenu leur maison temporaire pour cette campagne.
Le penalty d’Abdelrahman
Les 45 premières minutes, c’était équilibré. Sundowns contrôlait le ballon sans réellement menacer. Al-Hilal pressait haut, attendait l’erreur. Sundowns créait des occasions mais sans trouver le cadre. Al-Hilal défendait compact, fermait les espaces.
Cardoso regardait tout ça depuis son banc, agitant les bras, criant des instructions que personne ne semblait entendre. Son équipe dominait la possession mais sans mordant.
Puis vint l’arrêt de jeu. 45+3. Denis Onyango sort mal sur un centre. Contact avec un attaquant d’Al-Hilal dans la surface. L’arbitre siffle penalty. Abdelrahman prend le ballon. Il attend. Le gardien plonge à droite. Le ballon file à gauche. 1-0 pour Al-Hilal.
Les joueurs soudanais explosent de joie. Abdelrahman court vers le coin, glisse sur les genoux. Ses coéquipiers le submergent. De l’autre côté, Onyango, le vétéran ougandais de 40 ans, fixe le sol. Sundowns rentre au vestiaire sonné.
Girumugisha enfonce le clou
Cardoso a dû parler fort à la mi-temps. Mais ça n’a pas changé grand-chose. À la 49e, quatre minutes après la reprise, Jean Claude Girumugisha récupère un ballon aux 30 mètres et décoche une frappe puissante du pied gauche. Le ballon file bas dans le coin inférieur. 2-0 Al-Hilal.
Le stade explose. Les Soudanais dansent dans les tribunes. Les quelques supporters de Sundowns restent silencieux. Sur le terrain, Peter Shalulile lève les bras au ciel, frustré. Les défenseurs se regardent, incrédules.
Cardoso fait trois changements d’un coup. Il cherche une réaction. Arthur Sales entre. Lucas Ribeiro aussi. Sundowns pousse. Al-Hilal recule, défend bas, attend le contre.
À la 61e, Sales réduit l’écart. Centre de Teboho Mokoena depuis la droite. Shalulile remet de la tête. Sales surgit et frappe en demi-volée. Top corner. 2-1. Les Sud-Africains ont 30 minutes pour égaliser.
Sundowns pousse, Al-Hilal résiste
Sundowns a tout essayé. Long, court, centres, frappes de loin. Al-Hilal tenait bon. À la 70e, Shalulile a eu une occasion en or. Seul dans la surface, il frappe. Le ballon passe au-dessus. Shalulile se prend la tête entre les mains. Cardoso s’effondre sur le banc.
Les minutes passaient. Sundowns devenait nerveux. Les passes ne trouvaient plus leur cible. Al-Hilal gérait, ralentissait le jeu, prenait son temps sur chaque remise en jeu.
Cinq minutes d’arrêt de jeu. Sundowns balance tout devant. Onyango monte même sur corner. Le ballon circule dans la surface d’Al-Hilal. Têtes dégagées. Blocages désespérés. L’arbitre siffle. C’est fini. Al-Hilal gagne 2-1.
Les Soudanais tombent à genoux, les bras levés. Première place du groupe. Huit points. Invaincus. Al-Hilal écrit une belle histoire malgré la guerre au pays.
De l’autre côté, Sundowns traîne les pieds vers le vestiaire. Cinq points. Deuxième place. Le destin n’est plus entre leurs mains. Pitso Mosimane serait-il déjà de retour mentalement à Chloorkop ?

Le match vu d’Afrique : Kinshasa et Johannesburg réagissent
Vendredi soir à 21h heure de Kinshasa, dans un bar du quartier Matonge, une quinzaine de personnes regardaient le match sur un écran qui grésillait. Canal+ Sport Afrique diffusait la rencontre. Quand Abdelrahman a marqué le penalty, un groupe a explosé de joie.
« Al-Hilal joue bien », dit un jeune homme. « Sundowns est trop confiant. Ils pensent qu’avec l’argent, tout vient facilement. Mais Al-Hilal a la rage. C’est la différence. »
Un autre ajoute : « J’avais misé sur un match nul. Sundowns ne gagne jamais à l’extérieur en Ligue des Champions. C’est connu. Regardez leurs stats. Une victoire en dix matchs dehors. C’est catastrophique pour un club de leur niveau. »
En RDC, les amateurs de paris sportifs suivent la Ligue des Champions CAF de près. Sur 1xBet RDC, les cotes pour Sundowns avaient baissé avant le match. Beaucoup pensaient que les Brazilians allaient s’imposer. Erreur. Al-Hilal a surpris.
« Les clubs soudanais sont toujours difficiles à battre », explique un parieur à Lubumbashi. « Ils jouent avec le cœur. Sundowns joue avec le portefeuille. Sur le terrain, c’est le cœur qui gagne. »
À Johannesburg, dans les bars de Soweto, l’ambiance était lourde après le match. « Cardoso doit partir », disait un supporter en maillot jaune. « On a besoin de Pitso. Lui, il connaît cette compétition. Lui, il sait gagner en Afrique. Cardoso ne comprend rien. »
Les performances de Sundowns cette saison divisent les observateurs. Dominants en championnat sud-africain, médiocres en Champions League. Le contraste est frappant. Les supporters veulent plus. Ils veulent l’Afrique.
Cardoso regrette les occasions ratées
En conférence de presse, Miguel Cardoso était abattu mais lucide. « Nous avons créé assez d’occasions pour au moins faire match nul », a-t-il déclaré. « Trois occasions en première période, trois ou quatre en deuxième. Quand vous ne les convertissez pas, vous souffrez. »
Le Portugais a reconnu que son équipe avait perdu le contrôle après le premier but. « Il y a eu une période où nous avons joué trop vite vers l’avant, sans structure. Ça nous a exposés. Nous avons donné de l’énergie à nos adversaires et leur avons permis de jouer le match qu’ils voulaient : défendre profond, puis utiliser les espaces en transition. »
Cardoso a aussi salué Al-Hilal. « Ce sont des matchs très difficiles. Ils ont des joueurs de haute qualité, très physiques devant, forts dans les duels. Notre défense a souffert par moments. »
Mais les excuses ne suffiront pas. Sundowns a dépensé des millions pour recruter. Nuno Santos, Kobamelo Kodisang, Arthur Sales. Des joueurs chers pour dominer l’Afrique. Mais une seule victoire en dix matchs à l’extérieur en Ligue des Champions, c’est inacceptable.
Les supporters le savent. Cardoso le sait. La direction le sait. Le chronomètre tourne.
Al-Hilal écrit son histoire
De l’autre côté, Al-Hilal savoure. Deuxième victoire contre Sundowns en carrière. Première place du groupe. Invaincus après quatre matchs. Une performance héroïque pour un club qui ne peut même pas jouer chez lui.
Al-Hilal vient d’Omdurman, Soudan. La guerre civile ravage le pays depuis 2023. Le club a dû s’exiler. Ils jouent leurs matchs «à domicile» à Kigali, Rwanda. Parfois en Libye. Jamais chez eux.
Mais ils continuent à se battre. Abdelrahman, le capitaine, est le symbole. Leader technique et mental. Il a marqué le penalty qui a lancé la victoire. Il a tenu son équipe quand Sundowns poussait en fin de match.
Girumugisha, le Burundais, a inscrit le but du break avec une frappe de 30 mètres. Son tir puissant a laissé Onyango sans réaction. Al-Hilal est une équipe solide. Pas de stars. Juste des guerriers.
Sur le compte X d’Al-Hilal, les supporters célèbrent. « Nous sommes premiers ! » « Sundowns battu ! » « Pour le Soudan ! » Les messages affluent. La guerre ne tue pas le football. Le football donne de l’espoir.
La suite pour Sundowns
Sundowns a encore deux matchs de groupe. MC Alger à domicile. St Eloi Lupopo à l’extérieur en RDC. Deux matchs pour se qualifier. Rien n’est perdu. Mais rien n’est garanti non plus.
MC Alger est entraîné par Rhulani Mokwena, ancien coach de Sundowns. Il connaît l’équipe. Il connaît les joueurs. Il connaît leurs faiblesses. Ce sera un match piège.
Lupopo joue en RDC. Déplacement difficile. Conditions compliquées. Sundowns déteste l’extérieur. Une seule victoire en dix matchs dehors. Les stats font peur.
Cardoso doit trouver des solutions. Vite. Les supporters ne vont pas attendre. La pression monte. Chaque jour qui passe, les chants pour Mosimane deviennent plus forts.
En championnat sud-africain, Sundowns domine. Première place. Large avance. Mais personne ne parle du championnat. Tout le monde veut l’Afrique. L’Afrique, c’est la gloire. L’Afrique, c’est ce qui compte.
Pour l’instant, l’Afrique glisse entre les doigts de Sundowns. Al-Hilal, petit club soudanais exilé, leur a donné une leçon. De cœur. De courage. De football.
🏆 ℂ𝔸𝔽 ℂ𝕙𝕒𝕞𝕡𝕚𝕠𝕟𝕤 𝕃𝕖𝕒𝕘𝕦𝕖 🏆
🎙️ Masandawana coach Miguel Cardoso reacting to their loss!
𝐀𝐥 𝐇𝐢𝐥𝐚𝐥 2⃣➖1⃣ 𝐌𝐚𝐦𝐞𝐥𝐨𝐝𝐢 𝐒𝐮𝐧𝐝𝐨𝐰𝐧𝐬
🚨 LIVE
📺 SABC 2
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Le match en bref
- Score : Al-Hilal 2-1 Mamelodi Sundowns
- Buts : Abdelrahman 45+3′ (pen), Girumugisha 49′ ; Sales 61′
- Stade : Amahoro Stadium, Kigali, Rwanda
- Classement Groupe C : Al-Hilal 8 pts (1er), Sundowns 5 pts (2e)
- Prochains matchs Sundowns : MC Alger (domicile), St Eloi Lupopo (extérieur)
- Stats Sundowns extérieur : 1 victoire en 10 matchs Champions League
- Homme du match : Mohamed Abdelrahman (Al-Hilal)
- Particularité : Al-Hilal joue à Kigali car impossible de jouer au Soudan (guerre civile)

Statistiques du match
- Possession : Sundowns 58% — Al-Hilal 42%
- Occasions : Sundowns 6-7 — Al-Hilal 3-4
- Gardien Al-Hilal : Akram Hamed (arrêts décisifs)
- Gardien Sundowns : Denis Onyango, 40 ans (erreur sur penalty)
- Frappe Girumugisha : 30 mètres, coin inférieur gauche








