Date de publication : 27.01.2026
Introduction
Lisbonne, 27 janvier. Maniche a parlé. L’ancien milieu de terrain de la sélection portugaise a livré son analyse sur Cristiano Ronaldo. Selon lui, CR7 est moins performant en Coupe du Monde qu’à l’Euro. Mais le Portugal reste plus fort avec lui que sans lui. « Le niveau des défenseurs centraux en Coupe du Monde est très élevé. Ça peut expliquer pourquoi Ronaldo n’est pas aussi utile lors des grands tournois », a déclaré Maniche dans une interview. « Mais je suis convaincu que le Portugal souffre quand Cristiano ne joue pas. Sa présence dans l’équipe, c’est un avantage. » Un avis nuancé. Maniche reconnaît les limites statistiques de Ronaldo au Mondial. Mais il insiste sur son importance mentale et tactique. Un débat qui divise les supporters portugais depuis des années. Pour suivre toutes les actualités du football, consultez nos analyses.
Les chiffres qui posent question
Cristiano Ronaldo a disputé cinq Coupes du Monde. 2006, 2010, 2014, 2018, 2022. Vingt-deux matchs au total. Huit buts. Une moyenne de 0,36 but par match. C’est peu. Très peu pour un joueur de son calibre.
En comparaison, Ronaldo affiche 0,67 but par match à l’Euro. Presque le double. Il est le meilleur buteur de l’histoire de la compétition avec 14 buts. À l’Euro, Cristiano brille. Au Mondial, il peine.
En 2022 au Qatar, Ronaldo a marqué un seul but. Contre le Ghana en phase de poules. Un penalty. Lors des huitièmes de finale contre la Suisse, Fernando Santos l’a laissé sur le banc. Le Portugal a gagné 6-1 sans lui. Gonçalo Ramos a inscrit un triplé. Un symbole.
Selon les statistiques de Messi vs Ronaldo, Ronaldo a tenté 102 tirs lors de ses cinq participations au Mondial. Il en a cadré 36, soit 35,3% de précision. Un ratio de conversion modeste pour un joueur de sa classe.
Joseph Kalala, analyste sportif congolais spécialiste du football européen, explique le phénomène. « Ronaldo domine en club et à l’Euro car il connaît les défenseurs. Sur 1xBet RDC, les parieurs suivent ses performances. Au Mondial, les défenses sont plus organisées. Les équipes ont moins peur de lui. »

Maniche, la voix de l’expérience
Maniche sait de quoi il parle. Il a joué avec Ronaldo. Euro 2004 à domicile. Coupe du Monde 2006 en Allemagne. Deux tournois mémorables pour le Portugal.
À l’Euro 2004, Maniche était l’un des héros. Demi-finale contre les Pays-Bas au stade José Alvalade de Lisbonne. Ronaldo ouvre le score de la tête à la 26ème minute sur un corner de Deco. À la 58ème, Maniche libère le stade avec une frappe somptueuse depuis l’angle de la surface. Le ballon file dans la lucarne. 2-0. Un but magistral.
Les Pays-Bas réduisent le score par l’intermédiaire d’un but contre son camp d’Andrade. Mais le Portugal tient. Victoire 2-1. Le pays hôte accède à la finale. Maniche et Ronaldo, deux jeunes talents qui explosaient ensemble.
En 2006, Maniche marque deux buts en phase de poules au Mondial en Allemagne. Le Portugal atteint les demi-finales. Défaite 1-0 contre la France sur un penalty de Zidane. Ronaldo était là. Il jouait. Mais il n’a pas été décisif.
« À l’époque, Cristiano avait 21 ans », se souvient Maniche. « Il apprenait encore. Aujourd’hui, il a 41 ans. Le contexte a changé. Mais son influence reste intacte. »
Ce type de reconnaissance entre anciennes gloires rappelle d’ailleurs la récente célébration des 960 buts de Ronaldo avec Al-Nassr, où l’impact du Portugais transcende les statistiques pures.
Le problème des défenseurs
Maniche a raison sur un point. Le niveau défensif en Coupe du Monde est supérieur. Les meilleures défenses du monde sont présentes. France avec Saliba et Upamecano. Argentine avec Romero et Otamendi. Brésil avec Marquinhos et Militão.
Ces défenseurs connaissent Ronaldo. Ils ont joué contre lui en Ligue des Champions. Ils savent comment le neutraliser. Marquer serré. Ne pas le laisser prendre son élan. Couvrir les espaces dans le dos.
À l’Euro, Ronaldo affronte des défenses moins rodées. Des équipes plus faibles. Andorre, Luxembourg, Hongrie en phases de poules. Le niveau monte en phases finales, mais le Portugal passe souvent par des chemins plus faciles.
En 2016, le Portugal est devenu champion d’Europe sans gagner un seul match en 90 minutes avant la finale. Trois nuls en poules. Prolongations contre la Croatie, la Pologne et le Pays de Galles. Finale gagnée contre la France en prolongation sans Ronaldo, sorti blessé à la 25ème minute. Eder a marqué le but victorieux à la 109ème. Un parcours atypique.
Le compte officiel de la Fédération portugaise a publié hier une photo de Ronaldo à l’entraînement. Légende : « Le capitaine se prépare. » Les supporters portugais ont réagi massivement. 200 000 likes en quelques heures.
« Le Portugal souffre sans lui »
Maniche insiste sur un point crucial. Avec Ronaldo, le Portugal est plus fort. Même si les stats ne suivent pas toujours. Même si d’autres joueurs peuvent briller à sa place.
« Quand Cristiano est sur le terrain, les adversaires doivent s’adapter », explique Maniche. « Ils mettent deux joueurs sur lui. Ça libère des espaces pour Bernardo Silva, Bruno Fernandes, Rafael Leão. C’est tactique. »
Il y a aussi l’impact mental. Ronaldo est le capitaine. Le leader. Le symbole. Quand il parle dans le vestiaire, tout le monde écoute. Quand il entre sur le terrain, les coéquipiers se sentent plus forts.
En 2022, après son départ du banc contre la Suisse, Ronaldo était furieux. Les tensions avec Fernando Santos étaient palpables. Certains joueurs ont soutenu le coach. D’autres sont restés silencieux. L’équipe était divisée.
« C’est pour ça que sa présence est importante », note Maniche. « Ronaldo unit le groupe. Même s’il ne marque pas, il apporte quelque chose. »
Cette dimension psychologique rappelle également les débats sur Van de Ven entre Tottenham et Liverpool, où l’influence d’un joueur dépasse souvent ses performances statistiques.
2026 : la dernière danse ?
La Coupe du Monde 2026 aura lieu aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Ronaldo aura 41 ans. Ce sera probablement son dernier Mondial. Il veut finir en beauté.
Le Portugal doit encore se qualifier. Les barrages européens auront lieu en mars. Roberto Martínez, le sélectionneur, compte sur Ronaldo. Il l’a confirmé lors de sa dernière conférence de presse.
« Cristiano est notre capitaine. Il fait partie du projet. Tant qu’il peut jouer à ce niveau, il sera avec nous », a déclaré Martínez.
Les bookmakers suivent de près. Sur X (anciennement Twitter), le compte Cristiano Ronaldo cumule plus de 115 millions d’abonnés. Chaque déclaration fait le buzz. Chaque match est scruté.

Le match vu d’Afrique : de Kinshasa à Douala
À Kinshasa, Lubumbashi et Brazzaville, Cristiano Ronaldo est une légende. Les supporters africains le suivent depuis Manchester United. Depuis le Real Madrid. Depuis la Juventus. Maintenant à Al-Nassr.
Dans les bars où Canal+ diffuse les matchs de sélection, les débats sont vifs. « Ronaldo doit jouer », lance un fan dans un bar de Matonge. « Sans lui, le Portugal n’a pas la même âme. »
Les parieurs congolais scrutent chaque détail. Sur les plateformes comme 1xBet RDC, les cotes sur le Portugal changent selon la présence ou l’absence de Ronaldo. Avec lui titulaire, les cotes baissent. Sans lui, elles montent.
Les applications de paris proposent des marchés spéciaux. Ronaldo marquera-t-il au Mondial 2026 ? Combien de buts ? Sera-t-il titulaire en phase finale ? Les parieurs congolais adorent ces paris à risque.
Les réseaux sociaux africains ont réagi aux déclarations de Maniche. « Il a raison », « Ronaldo, c’est Ronaldo », « On verra en 2026 ». Les messages affluent.
Maniche:
«The quality of centre-backs at a World Cup is high, which may explain why he [Cristiano] hasn’t been as decisive in major tournaments.
But I’m convinced that when Cristiano doesn’t play, Portugal suffer.
Cristiano and Portugal need to understand each other. He’s no… pic.twitter.com/mKxDWsTMIj
— Al Nassr Zone (@TheNassrZone) January 26, 2026
Un débat sans fin
Le débat sur l’utilité de Ronaldo en sélection ne s’arrêtera jamais. Certains veulent du sang neuf. D’autres défendent le capitaine historique. Maniche, lui, a tranché. Le Portugal a besoin de Ronaldo. Point.
« Les jeunes regardent Cristiano », conclut Maniche. « Ils apprennent. Ils progressent. Sa présence élève le niveau de tout le monde. C’est ça, l’avantage. »
En mars, le Portugal jouera ses barrages. Ronaldo sera là. Titulaire ou remplaçant, peu importe. Il sera là. Pour une dernière chance de briller au Mondial. Pour une dernière danse. Pour l’histoire.








