Date de publication : 27.02.2026
Introduction
Manchester, vendredi. La question a à peine été posée. Pep Guardiola l’a balayée d’un revers de la main, regard fixe, voix sèche. Un journaliste venait de lui demander ce qu’il pouvait conseiller à Mikel Arteta, en quête de son premier titre en Premier League. La réponse a mis fin au débat avant qu’il commence. « Je ne m’en souviens plus. Je ne suis pas ici pour donner des conseils à Mikel. » Huit mots en anglais. Pas un de plus. Dans les travées de la salle de presse de l’Etihad, personne n’a osé relancer. À Kinshasa, à Lubumbashi, à Bukavu — dans les bars où la Premier League défile sur les écrans chaque week-end — ce moment a déjà été partagé des centaines de fois sur WhatsApp. Guardiola contre Arteta. L’ancien patron contre son ancien adjoint. La guerre froide continue. Ce dossier sera certainement suivi de près sur les plateformes de paris sportifs.
Un journaliste, une question, un mur
Tout avait pourtant bien commencé. Le journaliste voulait juste comprendre. Il avait demandé à Guardiola de se souvenir de son premier titre de Liga avec Barcelone, de la pression ressentie dans le sprint final face au Real Madrid. Histoire de tracer un parallèle avec ce qu’Arteta vit aujourd’hui avec Arsenal.
Guardiola a répondu sans hésiter. Pas de nostalgie. Pas d’empathie. Juste un refus poli, mais ferme. « Je n’ai pas envie de donner de conseils à Mikel. » En anglais d’abord, avec cet accent catalan qui rend chaque phrase plus tranchante qu’elle ne l’est réellement.
Puis silence. Le genre de silence qui dit plus que dix minutes de conférence de presse. Car entre Guardiola et Arteta, il n’y a pas que la table de Premier League qui les sépare. Il y a des années de collaboration, de confiance — et maintenant une rivalité directe pour le titre le plus convoité d’Angleterre.

Cinq points, un match en retard, tout à jouer
Au moment où Guardiola prononçait ces mots, le classement était limpide. Arsenal menait avec 61 points après 28 journées — cinq longueurs d’avance sur Manchester City, qui a disputé un match de moins. Si City remporte ce match en retard, l’écart revient à deux points à ce stade du classement.
Ce samedi, Manchester City se déplace à Elland Road contre Leeds. Ce dimanche, Arsenal reçoit Chelsea à l’Emirates à 16h30. Deux rendez-vous cruciaux en 48 heures. Deux occasions pour le classement de basculer dans un sens ou dans l’autre. Le sprint final a officiellement commencé.
Depuis début février, City a retrouvé une dynamique inquiétante. Une victoire face à Newcastle avait ramené les Citizens à deux points des Gunners. Arsenal avait ensuite repris de l’air. Mais l’écart reste précaire, et Guardiola le sait mieux que quiconque. Selon Opta, Arsenal affiche 84% de probabilité de remporter le titre — le marché penche clairement dans un sens. Sur bookmakers-rdc.com, les cotes pour un titre d’Arsenal en Premier League se situent autour de 1,44. City est à 2,70. Le marché parle. Les parieurs congolais écoutent.
Le jeu psychologique de Guardiola
Car c’est là que réside la vraie lecture de cet épisode. Guardiola n’est jamais accidentellement cassant. Il choisit ses mots. Il choisit ses silences. Et cette réponse — « Je ne suis pas ici pour donner des conseils à Mikel » — c’est aussi une façon de dire : tu dois trouver tes propres réponses. Je ne vais pas t’y aider.
Guardiola a remporté six titres de Premier League avec Manchester City. Il sait exactement ce que ressent un entraîneur à ce moment de la saison — la fatigue des décisions, la peur de l’erreur, le poids de chaque conférence de presse. En refusant de partager, il envoie un message clair à Arteta : tu es seul.
Arteta, lui, a répondu à sa façon sur le terrain. Arsenal en finale de Carabao Cup contre Manchester City illustre à quel point la dynamique a changé entre les deux hommes. Ce n’est plus Guardiola qui dicte le tempo — c’est Arteta. Et Arteta vise désormais le titre suprême.
Un choc direct en avril
Au-delà du week-end qui arrive, un autre rendez-vous se profile à l’horizon. Arsenal et Manchester City s’affronteront lors d’un choc direct en Premier League en avril 2026 — date exacte à confirmer au calendrier officiel. Ce sera peut-être le match décisif pour le titre. Deux entraîneurs, un terrain, un titre en jeu. Les mots ne suffiront plus.
Pour tout savoir sur Arsenal, rendez-vous sur le site officiel des Gunners et suivez leurs réactions en temps réel après chaque match. Les supporters congolais d’Arsenal retrouveront toute l’actualité mercato des joueurs africains sur bookmakers-rdc.com — notamment le suivi du dossier Mateus Mané, convoité par Arsenal cet été.

Le match vu d’Afrique : de Kinshasa à Lubumbashi
Vendredi soir dans un bar du quartier Matonge à Kinshasa, la conférence de presse de Guardiola tournait en boucle sur un téléphone posé sur la table. Pascal, 29 ans, maillot d’Arsenal, a éclaté de rire en entendant la réplique. « Il a peur. Guardiola a peur d’Arsenal. » L’homme en face de lui, supporter de City, n’a pas répondu. Il a juste commandé une autre Primus.
C’était la même scène à Lubumbashi, à Mbuji-Mayi, à Goma. En RDC, Arsenal a une communauté de supporters immense — héritiers de la génération Bergkamp, Henry, Vieira. Arteta leur ressemble : discret, propre, méthodique. Ils veulent que ce soit lui, enfin, qui soulève le trophée.
En RDC, les amateurs de paris sportifs suivaient attentivement cet échange. Sur Betwinner RDC, les volumes de mises sur Arsenal champion ont progressé depuis la déclaration de Guardiola. Quand le rival refuse de parler, les parieurs y voient un signe. Ce type de signal — la psychologie d’un entraîneur expérimenté — est exactement ce que les bons parieurs savent lire entre les lignes. Guardiola peut se taire. Il ne peut pas empêcher les marchés de parler à sa place. Suivez @Arsenal pour toutes les réactions après le match contre Chelsea dimanche.
Et si Arsenal le faisait vraiment ?
Arteta a passé plus de jours en tête de la Premier League depuis son arrivée en décembre 2019 que n’importe quel autre entraîneur anglais sur la même période. Il n’a pas encore le titre. Toutefois, il a les points — et la dynamique.
Selon les finances publiées par Arsenal, le club affiche £691 millions de revenus sur la saison 2024-25, un record absolu. L’ambition est là. La structure est là. Le leader au classement est là. Il ne manque plus que le titre.
Guardiola dit qu’il ne donne pas de conseils. Pourtant, en refusant de parler, il en a peut-être donné un involontairement : tenir jusqu’au bout, sans regarder ce que fait l’autre. Arsenal le fait depuis des mois. Le choc d’avril dira si c’était suffisant.
Classement Premier League au 27 février 2026 :
- Arsenal : 61 pts | 28 matchs joués
- Manchester City : 56 pts | 27 matchs joués (1 match en retard)
- Aston Villa : 51 pts
- Prochain match Arsenal : vs Chelsea, dimanche 1er mars, 16h30
- Prochain choc Arsenal vs City : avril 2026 (date à confirmer)
🚨 Pep Guardiola sur ce que ça fait de lutter pour un premier titre en Premier League :🗣️
« Je ne m’en souviens pas. Je ne suis pas ici pour donner des conseils à Mikel Arteta. »#FootballAutopsie
— Football Autopsie (@FootAutopsie) February 27, 2026








