Gabon et Angola après la CAN 2025 : sanctions, crise et avenir

03 janv 21:56
_L'Équipe

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Date de publication : 03.01.2026

La CAN 2025 au Maroc a tourné au fiasco pour le Gabon et l’Angola. Les deux sélections ont quitté la compétition dès la phase de groupes. Au Gabon, l’échec sportif a déclenché une réaction politique sans précédent. En Angola, la sortie précoce a créé un climat de tension et d’incertitude autour de Patrice Beaumelle et du projet en place. Ces deux cas illustrent la fragilité des sélections africaines, entre pression politique, attentes populaires et besoin de stabilité sportive.


Gabon : une CAN 2025 qui tourne au naufrage

Le parcours du Gabon dans le groupe F a été catastrophique. Les Panthères ont perdu leurs trois matches : contre le Cameroun, le Mozambique, puis la Côte d’Ivoire. La dernière rencontre, au Stade de Marrakech, a résumé ce naufrage.

Le Gabon a mené 2–0 grâce à Guelor Kanga et Denis Bouanga. L’équipe semblait alors en contrôle. Mais elle a encaissé trois buts et s’est inclinée 3–2. Cette incapacité à tenir un avantage net a renforcé l’image d’un groupe fragile mentalement. L’élimination dès la phase de groupes a été vécue comme une immense déception.

Gabon et Angola après la CAN 2025 : sanctions, crise et avenir

Du rêve du Mondial 2026 au choc de l’élimination

Ce revers arrive après une période plutôt positive. En qualifications pour la Coupe du monde 2026, le Gabon avait atteint les barrages africains. Les Panthères n’avaient cédé qu’en demi-finales, battues 4–1 par le Nigeria.

Ce parcours laissait espérer une équipe en progrès. Beaucoup imaginaient un Gabon plus solide à la CAN 2025. L’élimination précoce a donc créé un choc. Le décalage entre les attentes et la réalité a nourri la colère des autorités et d’une partie du public.

Selon les données disponibles, cette rupture de dynamique explique en grande partie la sévérité de la réaction politique.

Sanctions gouvernementales : suspension, limogeages et bannissements

Après la sortie de route, le ministère gabonais des Sports a publié un communiqué très dur. La performance de la sélection y est qualifiée de « honteuse ». Le texte évoque aussi des attitudes jugées « opposées aux valeurs d’éthique et d’exemplarité » de la Cinquième République.

Trois décisions fortes ont été annoncées :

  • suspension des Panthères de toute compétition internationale, jusqu’à nouvel ordre ;
  • dissolution complète du staff de Thierry Mayouma ;
  • bannissement de Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga de futures convocations.

En reliant ces mesures à la notion de valeurs nationales, le gouvernement a élargi le dossier au-delà du sport. Selon les éléments disponibles, il s’agit aussi d’un signal politique adressé à tout l’écosystème du football gabonais. Reste à savoir combien de temps ces sanctions resteront en place.

Aubameyang et Ecuele Manga, deux légendes sacrifiées

L’exclusion annoncée de Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga pèse lourd. Aubameyang est le meilleur buteur de l’histoire du Gabon avec 40 buts. Ecuele Manga détient le record de sélections avec 114 matches.

Aucun des deux n’a joué contre la Côte d’Ivoire. Aubameyang, touché à la cuisse, avait déjà rejoint Marseille. Bruno Ecuele Manga est resté sur le banc. Le communiqué ne détaille pas les faits précis qui leur sont reprochés. Il vise plutôt l’attitude globale de certains cadres, jugée indigne.

Sur le plan sportif, la sélection perd deux leaders majeurs. Le vestiaire doit se réinventer sans ses repères historiques. Selon les informations disponibles, la transition générationnelle sera plus rapide que prévu. Elle pourrait être compliquée à court terme.

Gabon et Angola après la CAN 2025 : sanctions, crise et avenir

Angola : de quart de finaliste à élimination au premier tour

L’Angola a lui aussi quitté la CAN 2025 dès la phase de groupes. Le bilan est de deux points en trois matches : une défaite face à l’Afrique du Sud, puis deux nuls contre le Zimbabwe et l’Égypte. Ce total n’a pas suffi pour passer.

Cette sortie contraste avec la CAN 2023. À l’époque, l’Angola avait atteint les quarts de finale. L’équipe semblait alors sur une courbe ascendante. L’élimination précoce en 2025 marque donc un recul net.

D’après les informations disponibles, aucune sanction politique spectaculaire n’a suivi. La crise s’exprime plutôt par des signaux de malaise interne et un flou autour du staff.

Flou autour de Patrice Beaumelle et de la sélection angolaise

Après l’élimination, l’Angola a quitté le Maroc le 1ᵉʳ janvier. Seuls six joueurs ont pris l’avion pour Luanda avec la délégation officielle. Patrice Beaumelle et son staff ne sont pas rentrés avec le groupe.

Ce détail a suscité de nombreuses questions. L’avenir du sélectionneur est clairement en débat. On s’interroge aussi sur les relations entre joueurs, staff et fédération. Le projet lancé après la CAN 2023 semble fragilisé.

À ce stade, aucune décision officielle n’est mentionnée dans les données disponibles. La fédération devra trancher bientôt : confirmer Beaumelle ou ouvrir un nouveau cycle. Plus l’incertitude dure, plus la sélection risque de perdre du temps.

Impacts sur les qualifications pour la Coupe du monde 2026

Ces crises ne concernent pas que la CAN. Elles auront un effet direct sur la préparation du Mondial 2026.

Pour le Gabon, la situation est critique. La suspension de la sélection bloque tout. Sans matches internationaux, impossible de tester des joueurs, d’installer des automatismes ou de corriger les erreurs. Si cette mesure dure, elle peut nuire gravement à la compétitivité des Panthères. Elle pourrait même menacer leur présence régulière au plus haut niveau africain.

Pour l’Angola, le problème est différent. Le risque vient d’un projet instable : éventuel changement de staff, tensions internes, perte de repères. Sans clarté rapide, la sélection pourrait gaspiller l’héritage de la CAN 2023. Elle arriverait alors mal préparée aux prochaines fenêtres internationales.

Dans les deux cas, l’équilibre est fragile. Il faut répondre aux attentes et à la pression, sans sacrifier la continuité sportive. Une réaction trop émotionnelle peut soulager à court terme, mais affaiblir durablement les chances de performance.


FAQ : sanctions, avenir des deux sélections, prochaines étapes

1. Pourquoi le Gabon a-t-il réagi aussi durement après la CAN 2025 ?
Parce que l’élimination au premier tour, après une campagne prometteuse pour le Mondial 2026, a été jugée inacceptable.
Le ministère a parlé d’une performance « honteuse » et d’un manque d’« éthique » et d’« exemplarité », en faisant une
question d’image nationale.
2. Quelles sanctions frappent aujourd’hui la sélection gabonaise ?
La sélection est suspendue de toute compétition internationale jusqu’à nouvel ordre.
Le staff de Thierry Mayouma a été dissous. Aubameyang et Ecuele Manga sont bannis des futures convocations.
3. Aubameyang et Ecuele Manga ont-ils joué contre la Côte d’Ivoire ?
Non. Aubameyang était blessé à la cuisse et déjà rentré à Marseille. Ecuele Manga est resté sur le banc toute la rencontre.
4. L’Angola a-t-il subi des sanctions politiques comparables ?
Selon les données disponibles, non. Il n’y a pas de mesures politiques du niveau de celles prises au Gabon.
En revanche, on observe un fort malaise interne et un flou autour du staff de Patrice Beaumelle.
5. Pourquoi le retour de l’Angola a-t-il créé le doute ?
Parce que seuls six joueurs sont rentrés avec la délégation officielle. Beaumelle et son staff n’étaient pas
dans l’avion pour Luanda. Cette situation a nourri les spéculations sur leur avenir.
6. Ces crises peuvent-elles nuire aux qualifications pour la Coupe du monde 2026 ?
Oui. Pour le Gabon, une suspension longue empêcherait toute vraie préparation. Pour l’Angola, l’incertitude autour
du staff et du projet peut freiner la construction d’une équipe stable et compétitive.
7. Les décisions du gouvernement gabonais sont-elles définitives ?
Elles sont annoncées « jusqu’à nouvel ordre ». Selon les éléments disponibles, elles peuvent évoluer, mais
aucun assouplissement n’a pour l’instant été mentionné publiquement.
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