Date de publication : 23.02.2026
Introduction
Londres, 23 février. Tottenham a encaissé 1-4 contre Arsenal dimanche soir. Premier match d’Igor Tudor. Baptême de feu. Humiliation. C’était censé être un nouveau départ. C’était, en réalité, un résumé de tout ce qui ne va pas. Les Spurs sont 16e avec 29 points — cinq seulement au-dessus de la zone de relégation. Sans victoire depuis le 31 décembre. Sans mercato pour corriger les lacunes. Et avec un vestiaire à l’infirmerie. La question n’est plus de savoir si Tottenham est en crise. Elle est de savoir si le club peut encore s’en sortir. Ce dossier sera certainement suivi de près sur les plateformes de paris sportifs.
16e. Cinq points au-dessus du gouffre
Les chiffres d’abord. Tottenham est 16e de Premier League après 27 journées. Vingt-neuf points. Cinq longueurs seulement au-dessus de la zone de relégation.
Ensuite, les faits. Tottenham est la seule équipe de Premier League sans victoire en 2026. Zéro succès en championnat depuis le 31 décembre. Pendant ce temps, les équipes du bas de tableau accumulent les points. Pendant ce temps, les Spurs regardent.
Jamie Redknapp, ancien joueur du club, a dit ce que tout le monde pense : « Arsenal était bien supérieur à Tottenham. On avait l’impression d’assister à deux ligues différentes. Si Tottenham ne rectifie pas sa trajectoire, il pourrait se retrouver dans une autre ligue — au sens littéral. »
Tudor lui-même ne ment pas. Après le 4-1 contre Arsenal — la plus large victoire des Gunners en déplacement chez Tottenham depuis près de 50 ans — le Croate a admis qu’il y avait « un grand écart entre les deux équipes ». Un but de Kolo Muani avait d’ailleurs été refusé par l’arbitre, dans ce qui reste un épisode controversé de la soirée. Tudor n’a pas cherché d’excuses. Il a simplement dit que son équipe était « pleine de problèmes ».

Qui a construit ce désastre ?
Pas Tudor. Pas Thomas Frank, viré le 11 février 2026 après seulement huit mois et deux victoires en dix-sept matchs de Premier League. La réponse est plus ancienne et plus douloureuse.
Daniel Levy, président historique du club, porte une responsabilité directe. Des années de recrutement erratique, de décisions contradictoires, de coaches changés comme des chemises. Mourinho, Nuno, Conte, Postecoglou, Frank — voilà Tudor. Sixième entraîneur en sept ans. Aucun projet n’a tenu.
Fabio Paratici, directeur sportif congédié pour des raisons disciplinaires en 2023, avait laissé un héritage de recrues chères et déjà vieillissantes. Johan Lange, son successeur, a hérité d’un effectif déséquilibré. Cet été, il a recruté — mais pas assez bien ni assez vite pour compenser les lacunes.
En parallèle, la famille Lewis, propriétaire du club depuis 2001, est restée passive trop longtemps. Les signaux d’alarme étaient là dès la saison dernière. Cette saison, rien n’a changé structurellement. Les mêmes faiblesses, les mêmes angles morts.
Notre analyste sur bookmakers-rdc.com l’avait anticipé. La news sur le recrutement de Souza illustrait déjà les limites de la stratégie de Tottenham : patcher des trous avec des recrues ponctuelles au lieu de reconstruire la fondation. Contre Arsenal dimanche, Souza n’était même pas dans le groupe.
Une dizaine d’absents. Un vestiaire à l’infirmerie
Tudor a hérité d’une infirmerie pleine. Maddison, Kulusevski, Bergvall, Porro — une dizaine de joueurs indisponibles simultanément. Pour compenser, Archie Gray — milieu de formation — a été aligné en tant que wing-back. C’est le niveau de la profondeur de l’effectif actuel.
Cependant, les blessures n’expliquent pas tout. En revanche, la saison dernière, avec un effectif plus complet, le résultat était identique : bas du classement. En d’autres termes, quand tout le monde est disponible, Tottenham n’est pas assez bon. Quand les titulaires tombent, c’est catastrophique.
La news sur Yoane Wissa face à Tottenham est révélatrice à ce titre. Brentford, club sans star mondiale ni budget extravagant, avait accroché les Spurs en début de saison. Wissa, originaire de la République Démocratique du Congo, avait marqué ce soir-là. Symboliquement, un joueur africain qui fait trébucher un géant en perdition.
À Kinshasa, à Lubumbashi, dans les bars où la Premier League se suit chaque week-end sur Canal+, Tottenham reste un nom connu et respecté. Pourtant, le respect ne protège pas de la réalité. Et la réalité, c’est que les Spurs sont aujourd’hui plus proches de la zone rouge que du Top 10.
Pour suivre les cotes du maintien de Tottenham et parier sur les prochains matchs de Premier League, consultez 1win RDC — les analyses et cotes sont mises à jour avant chaque journée de championnat.
Que se passerait-il vraiment en cas de relégation ?
The Athletic a posé la question sérieusement en février 2026. La réponse est vertigineuse.
Premièrement, les droits TV. La Premier League génère entre £100 et £170 millions par saison selon le classement final. Le Championship, lui, rapporte dix fois moins. Deuxièmement, les joueurs. La grande majorité des contrats incluent des clauses de relégation — à déclencher en cas de descente. Troisièmement, le stade. Tottenham Hotspur Stadium, inauguré en 2019, a coûté plus d’un milliard de livres. Sa rentabilité repose sur des matchs de Premier League, des concerts, des matchs NFL. Une saison en Championship fragilise tout l’édifice.
C’est pourquoi Tudor, malgré le 4-1, évite soigneusement le mot « relégation » en conférence de presse. Stratégiquement, il a raison. Psychologiquement, la pression est déjà là.

Il reste douze matchs
Douze matchs pour sauver l’essentiel. Tottenham affronte notamment des adversaires directs dans la lutte pour le maintien. Chaque point compte double. Chaque défaite rapproche du précipice.
Tudor peut-il renverser cette dynamique ? Peut-être. D’autres coaches ont sauvé des clubs dans des situations similaires. Pourtant, sans mercato pour corriger les lacunes structurelles, les miracles sont rares.
Suivez l’évolution du mercato anglais avec la news sur les transferts et Mateus Mané — elle illustre comment les grands clubs anglais recrutent pendant que Tottenham regarde. Pour les statistiques complètes de Tottenham cette saison — xG, duels, pressing — consultez Sofascore, référence mondiale des données football. Et pour les communiqués officiels du club, le compte Tottenham Hotspur sur X publie toutes les informations en temps réel.
Tottenham a survécu à pire — en théorie. Mais la théorie ne vaut rien quand on est 16e, sans victoire depuis deux mois, avec un coach intérimaire et un vestiaire à l’infirmerie.
Tottenham are currently on the longest winless run in the Premier League this season — 9 games and counting. 📉 #THFC
— Ayuba | Football News (@ayubafootball) February 23, 2026
La situation en bref
Club : Tottenham Hotspur
Classement : 16e, 29 points après 27 journées
Écart zone rouge : +5 points
Dernière victoire : 31 décembre 2025
Série en cours : 9 matchs sans victoire en Premier League
Coach : Igor Tudor (nommé après le licenciement de Thomas Frank le 11 février 2026)
Absents : Maddison, Kulusevski, Bergvall, Porro et une dizaine d’autres joueurs
Résultat derby : Arsenal 4-1 Tottenham (22 février 2026)








