Vincent Moscato défend Didier Deschamps après l’arrivée de Zidane


Vincent Moscato défend Didier Deschamps après l’arrivée de Zidane

Didier Deschamps n’a pas encore disparu des débats que certains l’ont déjà relégué au second plan. Alors que l’ère Zinedine Zidane s’ouvre avec une immense attente autour du banc de l’équipe de France, Vincent Moscato a voulu rappeler qu’on ne balaye pas aussi vite l’héritage de l’ancien sélectionneur. Pour l’animateur de RMC, l’enthousiasme autour de Zidane est légitime, mais il ne doit pas servir de prétexte à un manque de respect envers celui qui a occupé le poste jusqu’ici.

Le contraste est saisissant. D’un côté, Zidane concentre les regards et symbolise une page nouvelle, presque historique, pour les Bleus. De l’autre, Deschamps, qui a porté l’équipe de France à son plus haut niveau, voit déjà son passage résumé à quelques critiques, comme si son bilan devait être effacé dès la première minute de la transition.

Deschamps, un bilan que Moscato refuse de jeter

Vincent Moscato n’a pas contesté le choix de Zinedine Zidane. En revanche, il s’est fermement opposé à l’idée que l’ancien sélectionneur puisse être oublié trop vite. Son message est clair: l’émotion suscitée par l’arrivée de Zidane ne doit pas masquer le parcours de Deschamps, ni la place qu’il occupe dans l’histoire des Bleus.

Dans son intervention, l’ancien rugbyman a insisté sur le respect dû à l’homme et à l’entraîneur. Il a rappelé que Didier Deschamps a mené la France à deux finales de Coupe du monde et qu’il a aussi été champion du monde. Pour Moscato, ce simple palmarès suffit à imposer la retenue avant de juger, comparer ou tourner définitivement la page.

Une prise de parole contre l’euphorie autour de Zidane

Le discours de Moscato s’inscrit aussi dans un moment médiatique très particulier. Depuis la victoire des Bleus contre la Turquie, les débats tournent presque exclusivement autour de Zidane et de ses premiers pas attendus comme sélectionneur. Cette effervescence nourrit forcément la curiosité, mais elle crée aussi un risque: celui de tout ramener à une rupture totale avec le passé récent.

L’animateur a justement dénoncé ce réflexe. À ses yeux, l’enthousiasme collectif pousse trop vite à effacer ce qui a précédé. Il demande donc plus de mesure dans les réactions, notamment du côté des journalistes et des observateurs qui accompagneront les débuts de Zidane. Le fond du message est simple: accueillir l’un sans mépriser l’autre.

Didier Deschamps, un sélectionneur au bilan majeur

Moscato a également défendu une idée plus large, presque philosophique, du football. Il a balayé le fantasme du « beau jeu » présenté comme une vérité absolue. Pour lui, ce concept reste flou, difficile à saisir, et ne peut pas servir seul d’étalon pour résumer une carrière. Deschamps, rappelle-t-il, a avant tout incarné la réussite, la rigueur et la stabilité au plus haut niveau.

Cette mise au point tombe à un moment où le débat public se concentre déjà sur l’après-Deschamps. Pourtant, la transition ne devrait pas transformer l’ancien sélectionneur en silhouette effacée. Ses résultats, son statut et sa longévité imposent un minimum de reconnaissance, même dans une séquence où la France se projette avec excitation vers l’ère Zidane.

Un changement d’époque, mais pas une page à déchirer

La passation entre Didier Deschamps et Zinedine Zidane ouvre évidemment un chapitre fort pour le football français. Zidane attire naturellement l’attention, et son nom suffit à faire monter l’attente. Mais la réaction de Vincent Moscato rappelle une évidence souvent oubliée dans les transitions les plus médiatiques: un héritage ne s’efface pas à coups d’enthousiasme.

Le message adressé aux observateurs est donc limpide. Oui, Zidane suscite l’espoir. Oui, son arrivée nourrit l’imaginaire des supporters. Mais la suite des événements dira aussi comment la France traite ceux qui ont construit le présent. Et sur ce point, Moscato demande simplement un peu de mémoire, de mesure et de respect.

Serge Mbeki
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Serge Mbeki

Serge Mbeki — Rédacteur football & comparatifs bookmakers Serge Mbeki a grandi à Kinshasa. Après des études en journalisme à l'IFASIC, il travaille d'abord pour une radio sportive locale avant de se tourner vers la presse digitale en 2017, couvrant…

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