Transfert Serhou Guirassy: Fenerbahçe avance, Dortmund bloque


Transfert Serhou Guirassy: Fenerbahçe avance, Dortmund bloque

Le transfert Serhou Guirassy agite déjà deux marchés très attentifs, entre l’Allemagne et la Turquie. Fenerbahçe a placé l’attaquant guinéen tout en haut de sa liste et a déjà dessiné les contours d’un accord avec le joueur, signe d’un intérêt concret et assumé.

Le club stambouliote propose un bail de trois saisons, avec un salaire annuel estimé à 7 millions d’euros. Sur le papier, l’offre a du poids. Elle montre surtout que Fenerbahçe veut frapper fort sur ce dossier et attirer un buteur confirmé, capable d’apporter un rendement immédiat.

Pour autant, Serhou Guirassy n’a pas encore donné son feu vert définitif. À 30 ans, l’international guinéen garde la porte ouverte, mais son inclination semble claire: il privilégie une continuité en Bundesliga ou, à défaut, une destination jugée plus prestigieuse. C’est là que le dossier se tend. Car si le joueur écoute, il ne se précipite pas.

Fenerbahçe a un accord de principe, pas encore le transfert Serhou Guirassy

Dans ce type de négociation, l’accord avec le joueur ne suffit jamais. Fenerbahçe a peut-être avancé sur le terrain contractuel, mais le plus dur reste à faire: convaincre le Borussia Dortmund. Et sur ce point, le club allemand se montre particulièrement ferme.

Une première proposition turque de 35 millions d’euros a déjà été repoussée. Dortmund campe sur une valorisation plus proche des 40 millions. L’écart n’est pas immense en apparence, mais il révèle une vraie différence d’approche. D’un côté, Fenerbahçe cherche à faire baisser la note. De l’autre, le BVB refuse de céder un attaquant encore fortement coté.

Les dirigeants turcs tentent désormais de ramener l’opération dans une fourchette comprise entre 25 et 30 millions d’euros. Cette piste, pour l’instant, ne fait pas bouger Dortmund. Le message envoyé est limpide: Guirassy ne partira pas à prix réduit.

Cette fermeté s’explique aussi par la situation contractuelle du joueur. L’avant-centre est engagé jusqu’en juin 2028, ce qui place le club allemand en position de force. Sans urgence sportive ou économique apparente, Dortmund peut se permettre d’attendre et de filtrer les offres.

Dortmund s’appuie sur la clause et sur la saison de Serhou Guirassy

Le dossier a pris une tournure plus complexe depuis l’expiration de la clause libératoire fixée à 40 millions d’euros. Celle-ci a pris fin à la mi-juillet, sans qu’un grand club européen ne décide de l’activer. C’est un détail important, car il change totalement le rapport de force.

Désormais, Dortmund n’est plus encadré par cette clause dans les discussions. Le club peut librement défendre son prix et ralentir les échanges s’il juge les conditions insuffisantes. Pour Fenerbahçe, cela signifie une négociation plus longue, plus politique et surtout moins favorable.

Le BVB s’appuie aussi sur les performances récentes de son attaquant. Guirassy sort d’une saison solide, avec 22 buts en 46 matches. Ce total entretient naturellement sa valeur sur le marché. Même sans ruée des grands clubs européens, son profil reste celui d’un buteur confirmé, expérimenté et rentable.

L’absence d’offres venues des plus grosses écuries peut toutefois être lue autrement. Elle suggère que l’attaquant n’est pas une priorité absolue pour les cadors du continent à cet instant. Cela n’efface pas sa cote, mais cela limite sans doute les options du joueur s’il souhaite vraiment viser un championnat plus relevé.

Un montage financier qui freine encore le dossier Serhou Guirassy

Au-delà du montant global, un autre point bloque les discussions: la structure même du transfert. Entre la part fixe, les paiements échelonnés et les bonus, les deux clubs ne parlent manifestement pas le même langage. Et dans ce genre de dossier, ce sont souvent ces détails qui font capoter une opération pourtant bien engagée en apparence.

Fenerbahçe espère encore revenir avec une formule révisée. Mais là aussi, Dortmund reste inflexible. Le club allemand veut des garanties solides et refuse de voir la valeur de son joueur diluée dans un montage trop favorable à l’acheteur.

Cette position est cohérente avec le statut actuel de Guirassy. En Allemagne, l’attaquant perçoit un salaire annuel de 9 430 000 euros, soit plus de 6,1 milliards de FCFA. Fenerbahçe propose moins sur le plan salarial. Dès lors, le projet sportif doit peser très lourd pour faire pencher la balance, surtout si le joueur continue de regarder vers la Bundesliga ou vers une scène plus exposée.

À ce stade, le dossier ressemble donc à une impasse provisoire. Fenerbahçe insiste, Dortmund verrouille, et Guirassy observe. Rien n’est totalement fermé, mais rien n’indique non plus un dénouement rapide.

Quel avenir pour Serhou Guirassy dans ce mercato?

La suite dépendra de trois leviers. D’abord, la capacité de Fenerbahçe à se rapprocher des exigences allemandes. Ensuite, la volonté du joueur de sortir de son attente pour valider, ou non, l’option turque. Enfin, l’éventuelle arrivée d’un autre prétendant, plus en phase avec ses préférences sportives.

Pour l’instant, Dortmund garde la main. Le club n’est pas pressé de vendre et protège un attaquant qui sort d’une saison productive. Fenerbahçe, lui, tente de faire durer le dialogue en espérant une ouverture. Entre les deux, Guirassy demeure au centre d’un dossier aussi simple dans son principe que compliqué dans son exécution.

Une chose est sûre: le nom de l’international guinéen reste l’un des plus surveillés de ce mercato. Son statut avec la sélection, suivie de près sur la scène continentale par la CAF, ajoute encore à l’attention autour de son avenir. Reste maintenant à savoir si cette piste turque se transformera en véritable transfert, ou si elle restera un bras de fer sans issue.

Serge Mbeki
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Serge Mbeki

Serge Mbeki — Rédacteur football & comparatifs bookmakers Serge Mbeki a grandi à Kinshasa. Après des études en journalisme à l'IFASIC, il travaille d'abord pour une radio sportive locale avant de se tourner vers la presse digitale en 2017, couvrant…

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