Rafael Benitez ne ferme pas la porte à l’Écosse


Rafael Benitez ne ferme pas la porte à l’Écosse

Rafael Benitez s’invite dans le débat autour du banc de l’Écosse. Alors que la sélection écossaise cherche un nouveau sélectionneur après le départ de Steve Clarke, le technicien espagnol a clairement laissé entendre qu’un défi en équipe nationale pouvait l’intéresser, sans écarter l’idée d’une arrivée à la tête du Tartan Army.

L’ancien entraîneur de Liverpool, du Real Madrid et de l’Inter Milan a expliqué qu’il restait réceptif à une expérience internationale. Dans son esprit, ce type de mission offre un cadre très différent du quotidien en club, avec une implication immédiate des joueurs et un rapport au collectif plus direct. Un discours qui, forcément, alimente les spéculations autour du poste laissé vacant par Clarke.

Pourquoi le dossier Rafael Benitez prend de l’épaisseur

Le timing donne du poids à cette piste. L’Écosse doit rapidement se projeter après une Coupe du monde contrastée. Le tournoi avait pourtant débuté sur une note encourageante, avec une victoire face à Haïti, synonyme de premier succès écossais en Coupe du monde depuis 1990. Une performance marquante, d’autant que la sélection disputait sa première phase finale depuis 1998.

Mais l’élan n’a pas duré. Les défaites contre le Maroc puis le Brésil ont stoppé la progression écossaise et refermé la porte de la phase à élimination directe. Cette sortie dès les groupes a ensuite conduit au départ de Steve Clarke, ouvrant une nouvelle séquence pour une équipe qui doit maintenant rebondir sans perdre le bénéfice de son retour sur la scène mondiale.

Dans ce contexte, le profil de Benitez peut séduire par son vécu. Peu d’entraîneurs disponibles peuvent afficher un parcours aussi dense sur les bancs européens. Son expérience des environnements à forte pression, ainsi que sa réputation d’entraîneur structuré, nourrissent naturellement l’intérêt autour de son nom.

Rafael Benitez voit dans une sélection un défi à part

Le technicien espagnol a insisté sur la spécificité du football international. À ses yeux, une sélection nationale fonctionne avec une dynamique bien différente de celle d’un club. Les joueurs arrivent avec une motivation immédiate, portée par l’idée de représenter leur pays, ce qui change profondément le travail du sélectionneur.

Benitez a également opposé ce cadre à la gestion d’un effectif très large en club. Lors de sa dernière expérience au Panathinaïkos, il devait composer avec un groupe beaucoup plus important, et donc avec la difficulté de maintenir impliqués ceux qui jouent peu ou pas. En sélection, ce problème existe autrement. Le temps de travail est plus court, mais l’adhésion peut être plus spontanée.

C’est précisément ce qui semble l’attirer. Il voit dans une équipe nationale un autre type de challenge, plus condensé, mais aussi plus lisible. L’idée de bâtir une organisation claire, puis de pousser les joueurs à être fiers de porter le maillot de leur pays, correspond à une vision du métier qu’il revendique ouvertement.

L’Écosse doit vite trancher avant la Ligue des nations

Le chantier écossais ne pourra pas traîner. La prochaine échéance approche déjà, avec un déplacement en Slovénie en septembre en Ligue des nations. Ce rendez-vous servira de premier test pour le futur sélectionneur, dans un contexte où il faudra rapidement redonner un cap à l’équipe.

Ce calendrier renforce l’intérêt d’un entraîneur habitué à entrer vite dans le vif du sujet. Benitez n’a pas confirmé de discussions ni revendiqué le poste, mais il a pris soin de ne fermer aucune porte. Interrogé plus précisément sur l’Écosse, il a répondu qu’il restait ouvert à “tous les bons pays”. Une formule simple, mais suffisante pour installer son nom parmi les candidats crédibles.

Pour l’Écosse, l’enjeu ne se limite pas à trouver un remplaçant. Il s’agit aussi de choisir une direction. Faut-il miser sur la continuité, après un retour remarqué en Coupe du monde malgré l’élimination précoce, ou opter pour une personnalité d’expérience capable d’imposer rapidement sa méthode? La question va structurer les prochaines semaines.

En parallèle, le football des sélections reste un terrain particulier, où l’expérience et la capacité d’adaptation comptent autant que les idées de jeu. Sur ce point, Benitez possède des arguments. Reste désormais à savoir si cette ouverture d’esprit se transformera en candidature concrète, puis en décision officielle pour une Écosse attendue au tournant. Pour suivre l’actualité des compétitions internationales, le site de la FIFA reste une référence utile.

Aminata Kouyaté
auteur

Aminata Kouyaté

Aminata Kouyaté — Analyste paris & journaliste sportive Aminata Kouyaté a grandi à Bouaké. Après une formation en journalisme à l'ISTC d'Abidjan, elle commence sa carrière dans la presse radio locale en 2003, couvrant les matchs de ligue nationale ivoirienne…

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