MLS: Son Heung-min relance LAFC, Griezmann s’impose et Miami avance sans Messi
Son Heung-min est en train de devenir l’une des grandes attractions de cette semaine de MLS. Après un premier semestre discret, l’attaquant de LAFC enchaîne enfin avec l’efficacité attendue et offre à son équipe un vrai supplément d’âme dans le dernier tiers du terrain.
Le championnat nord-américain continue, lui, de multiplier les récits contrastés. Certains nouveaux visages peinent encore à trouver leur place, tandis que des joueurs de calibre mondial s’adaptent plus vite que prévu. Entre réussite immédiate, transition délicate et jeunes talents qui bousculent la hiérarchie, la MLS confirme qu’elle ne manque ni de rythme ni de sujets.
Son Heung-min, le déclic attendu à LAFC
Longtemps muet avant la pause liée à la Coupe du monde, Son Heung-min a totalement changé de visage depuis son retour. En trois matches, il a déjà inscrit trois buts, signe d’un attaquant plus relâché, plus juste et surtout beaucoup plus tranchant dans la zone décisive.
Son but contre Sporting Kansas City résume parfaitement cette montée en puissance. Il s’est créé l’espace nécessaire avant d’ajuster tranquillement le gardien, avec cette simplicité clinique qui a fait sa réputation. LAFC, qui a retrouvé un joueur de très haut niveau, peut désormais s’appuyer sur un finisseur capable de transformer une action ordinaire en différence nette.
Pour le club californien, ce changement de rythme tombe à point nommé. Quand Son prend confiance, toute l’animation offensive gagne en fluidité. Et s’il continue sur cette lancée, LAFC pourrait bien tenir là bien plus qu’un simple renfort d’image.
La MLS et ses nouveaux cadres: Griezmann répond présent
Du côté d’Orlando, Antoine Griezmann commence à montrer pourquoi son arrivée pouvait changer le visage d’une attaque. Avec un attaquant pour s’appuyer sur et une structure plus claire, le Français trouve enfin un environnement compatible avec sa lecture du jeu.
Face à Nashville, il a été le véritable chef d’orchestre de son équipe. Aucun joueur offensif n’a touché autant de ballons que lui, aucun n’a réussi davantage de passes, et son activité défensive a aussi pesé avec sept récupérations. Ce n’est pas seulement une question de talent brut. Griezmann apporte de la cohérence, du tempo et une maîtrise des fondamentaux qui font souvent la différence dans les matches serrés.
Tyrese Spicer a bien signé le but décisif, mais le meilleur signal pour Orlando reste ailleurs: Griezmann a trouvé sa place, et il enchaîne déjà deux prestations très convaincantes. Dans une équipe qui avait besoin de repères, sa présence change la structure même de l’attaque.
Le nouveau souffle de Philadelphie avec les jeunes
À Philadelphie, le changement d’entraîneur produit pour l’instant l’effet recherché. Ryan Richter, arrivé comme solution d’urgence après le départ de Bradley Carnell, a pris une équipe en quête de réaction et lui a offert deux victoires consécutives.
La dynamique tient sans doute à ce mélange entre fraîcheur et simplicité. Richter a conservé Milan Iloski en pointe, et l’attaquant a prolongé sa série en marquant pour un cinquième match d’affilée. Surtout, il a assumé un choix fort en installant Cavan Sullivan, 16 ans, comme titulaire indiscutable. Le message est clair: les jeunes ont leur place, à condition qu’ils répondent sur le terrain.
Ce type de pari n’aboutit pas toujours. Mais, pour l’instant, l’Union a trouvé un bon équilibre. Le jeu est plus vivant, les intentions plus lisibles, et la structure semble mieux adaptée aux qualités de son effectif.
New York Red Bulls: le revers d’un jeu de transition
Les New York Red Bulls, eux, traversent une zone de turbulence après un départ prometteur. Leur football fait toujours mal en transitions rapides, avec un pressing agressif et une grande activité sans ballon. Mais quand le match ralentit, les limites apparaissent plus nettement.
La défaite face à Charlotte FC l’a montré sans détour. Les statistiques pouvaient donner l’impression d’un match maîtrisé, mais la réalité a été plus cruelle: deux buts concédés très tôt, un retard impossible à combler et aucune réponse véritable face au bloc compact de Charlotte. Dans ce genre de scénario, la verticalité ne suffit plus.
Le rouge tardif reçu par Adri Mehmeti a encore aggravé la soirée. Sans être en crise, les Red Bulls rappellent qu’une équipe fondée sur l’intensité doit aussi savoir gérer des rencontres plus fermées.
Lewandowski, Miami et les certitudes qui bougent en MLS
Robert Lewandowski découvre, lui aussi, une adaptation moins simple que prévu. Son intégration à Chicago Fire reste incomplète, d’autant qu’il n’a pas beaucoup joué de manière continue ces dernières semaines. Résultat: deux matches sans but, une seule frappe cadrée et une équipe battue à deux reprises pendant cette séquence.
Chicago n’a pourtant pas attendu son arrivée pour exister. Le club avait trouvé un certain équilibre, avec Hugo Cuypers bien installé dans la course au classement des buteurs. L’arrivée d’un nouvel avant-centre, moins mobile et encore en manque de rythme, complique forcément les automatismes. Il faut du temps pour que les repères se mettent en place, mais le début de collaboration reste encore timide.
À l’inverse, Inter Miami continue d’avancer sans Lionel Messi, et c’est sans doute l’un des enseignements les plus solides de la semaine. Les deux succès contre Chicago Fire et CF Montréal ont porté la série de victoires à six matches, avec un collectif qui tient debout même en l’absence de son meneur habituel.
Luis Suárez a marqué trois fois sur ces deux rencontres, tandis que Casemiro a réussi ses débuts en championnat avec Miami au milieu de terrain. Tout n’est pas parfait, surtout après la blessure de Germán Berterame lors d’un choc impressionnant à Montréal, mais Guillermo Hoyos montre qu’il sait maintenir la cadence. En attendant le retour de Messi et Rodrigo De Paul, Miami a au moins prouvé une chose: le wagon roule encore. Pour suivre l’actualité du football international et des compétitions sous l’égide de la FIFA, la MLS offre décidément une vitrine très vivante.


