Michael Olise, repositionné à droite, laisse encore un goût d’inachevé chez les Bleus


Michael Olise, repositionné à droite, laisse encore un goût d’inachevé chez les Bleus

Michael Olise a retrouvé son couloir droit avec l’équipe de France, mais son retour à ce poste n’a pas suffi à faire taire les réserves. Pour la première de Zinedine Zidane à la tête des Bleus, vendredi en Turquie, le milieu offensif du Bayern Munich a rendu une copie correcte, sans totalement convaincre sur la durée. Sa passe décisive pour Kylian Mbappé a pesé, mais certains observateurs attendent bien plus d’un joueur de ce calibre.

Le contraste avec son rendement en club ressort déjà. À Munich, Olise brille par sa justesse, son volume de jeu et sa capacité à accélérer les séquences offensives. Avec la France, le même talent apparaît par éclats seulement, ce qui nourrit un sentiment d’inachevé autour de ses prestations sous le maillot bleu.

Le choix de Zidane pour Michael Olise change les repères offensifs

Face à la Turquie, Zidane a cassé les habitudes installées pendant la Coupe du monde aux États-Unis. Didier Deschamps avait d’abord lancé Olise sur l’aile droite avant de le replacer dans l’axe, en numéro dix, pour profiter de sa connexion avec Mbappé. Le nouveau sélectionneur, lui, a préféré remettre les deux hommes dans une disposition plus classique, avec Mbappé à gauche et Olise à droite.

Ce déplacement n’a pas empêché le Bavarois de participer au but du capitaine. Il a même signé une frappe remarquable en première période, preuve que sa qualité technique reste intacte. Mais le reste de son match a laissé une impression plus mitigée, notamment dans sa manière de prendre le jeu à son compte.

Cette question du positionnement n’est pas anodine. Olise semble disposer d’une palette plus large que celle d’un simple ailier de percussion, mais l’équipe de France cherche encore la formule idéale pour l’utiliser au mieux. Avec un profil aussi créatif, chaque choix tactique pèse sur son influence réelle dans le jeu.

Michael Olise et la France, un potentiel encore loin d’être pleinement exploité

Sur sa chaîne YouTube, Pierre Ménès n’a pas caché son attente. L’ancien journaliste a estimé que Michael Olise restait en deçà de ce qu’il montre au Bayern Munich. À ses yeux, l’international tricolore doit davantage assumer ses responsabilités quand il a le ballon et imposer plus d’autorité dans ses prises d’initiative.

Le constat n’est pas violent, mais il est clair. Le niveau de son match contre la Turquie a été jugé correct, sans être marquant, alors que son talent suscite naturellement une exigence très élevée. C’est souvent le revers des joueurs les plus doués: dès qu’ils touchent moins le ciel, l’attente devient immense.

Cette pression s’explique aussi par le contexte. Olise sort d’une Coupe du monde où il s’était révélé comme meilleur passeur de la compétition aux États-Unis. Son adaptation avait alors pris deux formes, d’abord sur l’aile droite, puis dans un rôle plus axial. Depuis, la sélection tente de capitaliser sur ce profil hybride, sans avoir encore trouvé l’équilibre parfait.

Face à la Belgique, un nouveau test pour Michael Olise

La suite dira si cette première sous l’ère Zidane n’était qu’un point de départ. L’équipe de France doit désormais affronter la Belgique, lundi, avec la même interrogation autour du rôle de Michael Olise. Le poste qu’il occupera, comme l’animation autour de lui, donnera sans doute un indice sur la hiérarchie offensive voulue par le sélectionneur.

Pour Olise, l’enjeu est simple: transformer des séquences prometteuses en influence durable. Ses qualités sont réelles, son potentiel ne fait pas débat, mais la sélection attend maintenant une empreinte plus nette. Dans un secteur offensif aussi concurrentiel, il ne suffit pas de briller par moments.

La France connaît déjà la valeur de son milieu offensif. Reste à voir si Zinedine Zidane parviendra à lui offrir le cadre idéal pour l’exprimer pleinement, et si Michael Olise saura répondre à cette attente dès le prochain rendez-vous.

Serge Mbeki
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Serge Mbeki

Serge Mbeki — Rédacteur football & comparatifs bookmakers Serge Mbeki a grandi à Kinshasa. Après des études en journalisme à l'IFASIC, il travaille d'abord pour une radio sportive locale avant de se tourner vers la presse digitale en 2017, couvrant…

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