La Confédération africaine de football (CAF) a dévoilé lundi la liste des dix joueurs nommés pour le titre de Joueur africain de l’année 2022. Anciens coéquipiers à Liverpool, Sadio Mané et Mohamed Salah figurent parmi les favoris, aux côtés de plusieurs autres cadres du football continental évoluant dans les plus grands championnats européens.
Un duel qui prolonge une rivalité amicale
Salah, double lauréat en 2017 et 2018, et Mané, sacré en 2019, incarnent depuis plusieurs saisons l’excellence africaine à l’échelle mondiale. Leur association sur le front de l’attaque des Reds a marqué durablement la Premier League, avant que Mané ne s’engage l’été dernier avec le Bayern Munich. Salah, de son côté, a prolongé son contrat à Anfield, confirmant son statut de figure centrale du projet de Jürgen Klopp. Le palmarès personnel de l’Égyptien pourrait toutefois peser moins lourd cette année face au parcours collectif exceptionnel du Sénégalais.
Mané a en effet été l’un des artisans du premier sacre continental de son pays lors de la Coupe d’Afrique des nations, disputée au Cameroun, avant de contribuer à la qualification du Sénégal pour la Coupe du monde 2022 au Qatar. Cette double réussite, nationale et personnelle, constitue un argument de poids dans une compétition où les votants – capitaines, sélectionneurs et membres du comité technique de la CAF – valorisent traditionnellement les performances en sélection autant que le rendement en club. Pour suivre l’actualité des grandes compétitions, consultez notre pronostic Pays-Bas Allemagne.
Une compétition suspendue puis relancée
Le trophée n’avait pas été décerné en 2020 ni en 2021, la pandémie de coronavirus ayant contraint la CAF à annuler les deux dernières éditions. Ce retour après une interruption de trois ans confère à l’édition 2022 une portée particulière : elle doit désigner le meilleur joueur du continent sur un cycle prolongé, incluant la CAN reportée puis disputée début 2022 et les qualifications mondialistes. Cette temporalité inhabituelle élargit le champ des critères d’évaluation et renforce la légitimité des performances collectives, comme celle du Sénégal.
Des profils variés, du gardien au capitaine algérien
La liste des dix nommés reflète la diversité des trajectoires du football africain contemporain. Riyad Mahrez, capitaine de l’Algérie et ailier de Manchester City, déjà distingué en 2016, reste un candidat sérieux grâce à sa régularité en Angleterre. Edouard Mendy, gardien de Chelsea et du Sénégal, espère quant à lui devenir le premier portier sacré depuis le Marocain Ezzaki Badou en 1986 – une rareté qui souligne combien le poste de gardien reste sous-représenté dans ce type de distinction, généralement dominée par les attaquants et les milieux offensifs.
Parmi les autres prétendants figurent Achraf Hakimi, latéral marocain du Paris Saint-Germain, Kalidou Koulibaly, défenseur sénégalais de Naples, ainsi que les attaquants camerounais Karl Toko Ekambi et Vincent Aboubacar, l’Ivoirien Sébastien Haller et le Guinéen Naby Keïta. Cette pluralité de postes et de championnats – Angleterre, France, Allemagne, Italie, Arabie saoudite – illustre l’internationalisation croissante des talents africains, désormais présents dans tous les grands circuits professionnels. Pour parier sur ces joueurs et compétitions, découvrez notre sélection de bookmakers fiables en RDC.
Un vote qui associe terrain et institutions
Le lauréat sera désigné lors d’une cérémonie prévue à Rabat le 21 juillet. Le processus de vote associe plusieurs collèges : les capitaines et sélectionneurs des équipes nationales africaines, les membres du comité technique de la CAF et un panel de médias spécialisés. Ce mode de scrutin, mêlant expertise sportive et regard journalistique, vise à équilibrer la reconnaissance des performances individuelles et l’impact réel des joueurs sur les résultats de leurs sélections, un critère qui pourrait bien faire pencher la balance en faveur de Mané cette année.



