Liverpool pointé du doigt par John Aldridge avant la reprise de la Premier League


Liverpool pointé du doigt par John Aldridge avant la reprise de la Premier League

Liverpool manque de caractères et doit afficher un supplément d’effort pour redevenir un candidat sérieux au titre cette saison. C’est le constat franc de John Aldridge, ancienne idole des Reds, qui estime que le vestiaire a perdu une partie de ce qui faisait sa force humaine et compétitive.

Le club de la Mersey sort d’un exercice décevant malgré son sacre en 2025. L’an dernier, Liverpool a terminé cinquième de Premier League, très loin du champion Arsenal, avec un retard de 25 points qui a coûté sa place à Arne Slot. Le message envoyé pendant l’été est donc clair: il faut tourner la page, mais surtout corriger ce qui n’a pas fonctionné.

Un vestiaire moins expérimenté et moins tranchant

Pour Aldridge, le problème ne se limite pas au terrain. Il touche aussi à la personnalité du groupe. L’ancien attaquant, qui a remporté le championnat et la FA Cup avec Liverpool dans les années 1980, estime qu’il y avait, il y a encore peu de temps, des joueurs capables de guider les autres dans l’ombre.

Il cite notamment des profils comme James Milner, Jordan Henderson ou Andy Robertson, des hommes qu’il juge difficiles à remplacer. Selon lui, ces joueurs apportaient une présence quotidienne, un équilibre dans le vestiaire et une exigence utile à la vie collective.

Le fond de son propos est simple: une grande équipe ne vit pas seulement de talent. Elle a aussi besoin de leaders, de tempérament et d’une certaine joie de vivre au travail. Aldridge rappelle que les meilleures formations qu’il a connues associaient plaisir à l’entraînement et intensité dans l’effort.

Liverpool manque de caractères, selon l’ancien buteur

Le discours de l’ancien buteur va au-delà d’une simple nostalgie. Il estime que Liverpool a trop souvent montré des signes de fragilité en fin de match la saison passée. Des points perdus dans les dernières minutes, une intensité irrégulière et des baisses de régime répétées ont nourri son jugement.

Aldridge ne veut pas entendre parler d’excuse liée à la fatigue générale. Il reconnaît les blessures, mais refuse l’idée d’une équipe épuisée physiquement ou mentalement. À ses yeux, les joueurs ont tout pour tenir le rythme: âge, préparation, alimentation et moyens d’encadrement. Le défi est ailleurs, dans l’engagement et la constance.

Son expérience personnelle sert de comparaison. Il raconte avoir repris très vite après la Coupe du monde 1994, à un âge déjà avancé pour un joueur, sans pour autant se cacher derrière la lassitude. Le message envoyé à l’effectif actuel est donc direct: Liverpool doit répondre sur le terrain, sans chercher d’alibi.

Un besoin offensif encore visible avant la saison

Sur le marché, Liverpool a déjà recruté Victor Munoz cet été. Mais le chantier offensif reste ouvert, et le nom de Bradley Barcola circule encore autour d’un éventuel transfert depuis le PSG. Aldridge, lui, considère qu’un renfort supplémentaire sur l’aile serait utile, même si les négociations paraissent compliquées.

Il juge aussi qu’il serait trop demander au jeune Rio Ngumoha de reprendre immédiatement le rôle et l’influence de Mohamed Salah. Le public d’Anfield semble pourtant séduit par le jeune attaquant, et l’ancien international anglais note l’enthousiasme qu’il suscite à chaque prise de balle.

Pour lui, Liverpool ne peut pas se contenter d’une seule solution par poste dans un championnat aussi exigeant. La Premier League réclame presque deux équipes complètes capables de rivaliser sur la durée. Dans ce contexte, la recherche d’un ailier supplémentaire reste logique.

Liverpool face à Newcastle pour lancer sa saison

Le calendrier ne laisse pourtant pas beaucoup de temps pour les réglages. Liverpool ouvrira sa saison de Premier League contre Newcastle, le dimanche 23 août. Ce premier rendez-vous servira déjà de test sur l’état d’esprit, la fraîcheur et la profondeur du groupe.

Le club a changé de cap cet été avec Andoni Iraola, arrivé dans un contexte plutôt calme. Le défi est désormais de transformer ce calme en réponse sportive. Après une saison en demi-teinte, Liverpool doit retrouver du caractère, de la rigueur et une intensité digne de son statut.

À l’aube du nouvel exercice, le constat d’Aldridge a le mérite d’être net: les Reds ne pourront pas se contenter de leurs noms ni de leur passé. Ils devront redevenir une équipe difficile à jouer, physiquement solide et mentalement plus tranchante. C’est à ce prix seulement qu’ils pourront réintégrer la course au sommet.

Aminata Kouyaté
auteur

Aminata Kouyaté

Aminata Kouyaté — Analyste paris & journaliste sportive Aminata Kouyaté a grandi à Bouaké. Après une formation en journalisme à l'ISTC d'Abidjan, elle commence sa carrière dans la presse radio locale en 2003, couvrant les matchs de ligue nationale ivoirienne…

    vous aimerez aussi