Trente-trois joueurs évoluant en Premier League ont pris part à la 33e édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Huit d’entre eux ont atteint la finale, remportée par le Sénégal de Sadio Mané face à l’Égypte de Mohamed Salah au terme d’une séance de tirs au but. Ce duel entre coéquipiers de Liverpool résume à lui seul le poids grandissant du championnat anglais dans le football africain de haut niveau.
Des éliminations précoces retentissantes
Dès la phase de groupes, plusieurs cadres de Premier League ont vécu une désillusion. Thomas Partey, malgré deux passes décisives, n’a pas empêché le Ghana de connaître une sortie de route inattendue, aux côtés de Daniel Amartey, Jordan Ayew et Baba Rahman. L’Algérie, tenante du titre, a elle aussi chuté prématurément avec Riyad Mahrez et Saïd Benrahma dans ses rangs, confirmant la difficulté de défendre une couronne continentale.
Les huitièmes de finale ont ensuite éliminé un contingent nombreux : Nicolas Pépé et Eric Bailly avec la Côte d’Ivoire, Wilfried Zaha et Maxwel Cornet également, Yves Bissouma et Moussa Djenepo avec le Mali, ou encore Naby Keïta, dont la Guinée a buté sur une Gambie débutante. Le Nigeria, riche de plusieurs internationaux anglais comme William Troost-Ekong, Alex Iwobi ou Wilfred Ndidi, s’est arrêté au même stade face à la Tunisie.
Les quarts et le cas Aubameyang
Le Maroc, porté par Adam Masina, Imran Louza et Romain Saïss, a atteint les quarts de finale avant de céder devant l’Égypte. La Tunisie, elle, s’est appuyée sur de jeunes éléments de Premier League comme Hannibal Mejbri et Omar Rekik, utilisés avec parcimonie. Le Burkina Faso, quatrième du tournoi grâce notamment à Bertrand Traoré, illustre la montée en puissance des sélections dites secondaires, capables de bousculer la hiérarchie continentale.
Autre fait marquant : l’absence de Pierre-Emerick Aubameyang, forfait pour raisons de santé avant de rejoindre le FC Barcelone, un épisode qui a relancé le débat sur la gestion physique des joueurs entre clubs et sélections pendant cette période de la saison.
Le sacre sénégalais et la solidité anglaise
En finale, Mohamed Salah, meilleur artificier égyptien du tournoi, n’a pu empêcher la victoire sénégalaise. Mohamed Elneny et l’attaquant d’Aston Villa Trezeguet ont accompagné le parcours des Pharaons jusqu’au bout. Côté sénégalais, la base défensive reposait largement sur des joueurs de Premier League : Edouard Mendy dans les cages, Cheikhou Kouyaté et Nampalys Mendy au milieu. Sadio Mané, décisif à chaque tour malgré une blessure à la tête controversée face au Cap-Vert, a signé le penalty du sacre, symbole d’une génération sénégalaise enfin récompensée après plusieurs désillusions continentales.
Cette édition confirme une tendance de fond : la Premier League s’impose comme le principal vivier de talents pour les sélections africaines, un phénomène qui interroge sur la charge de travail imposée aux joueurs et sur la coordination, encore perfectible, entre calendriers nationaux et internationaux. Pour suivre l’évolution de ces talents et miser sur leurs performances, consultez notre pronostic Aston Villa Real Sociedad et découvrez les meilleurs bookmakers pour vos paris sportifs.
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