Jamais une phase de groupes de Coupe du monde n’avait attiré autant de monde. Avec 4,6 millions de spectateurs sur les 72 matchs disputés, l’édition 2026 – la première à réunir 48 équipes nationales – a largement surpassé le record absolu de 3,5 millions d’entrées établi lors de l’édition américaine de 1994. La moyenne dépasse les 64 500 spectateurs par rencontre, un chiffre que peu de compétitions sportives régulières, toutes disciplines confondues, atteignent de façon aussi constante.
Une édition historique portée par l’expansion du format
L’élargissement du tournoi à 48 participants, décidé par la FIFA en 2017, a suscité des débats nourris parmi les observateurs du football mondial. Ses partisans y voyaient un levier de démocratisation, permettant à des fédérations d’Afrique, d’Asie et des Amériques d’accéder plus régulièrement à la scène mondiale. Ses détracteurs craignaient une dilution sportive et un gonflement artificiel des statistiques de fréquentation. Les chiffres enregistrés cet été tranchent nettement en faveur des premiers : répartis sur 16 villes hôtes au Canada, aux États-Unis et au Mexique, les matchs de la phase de groupes ont rempli les stades avec une régularité remarquable.
Le record de fréquentation en une seule journée a été établi le 25 juin, avec 426 834 spectateurs présents dans les stades ce jour-là. À huit reprises au cours du tournoi, une rencontre a dépassé le seuil des 80 000 personnes. Le match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud, à l’Estadio Azteca de Mexico City, a réuni 80 824 spectateurs – un symbole fort pour un stade dont l’histoire est indissociable du football mondial depuis les éditions de 1970 et 1986. Des supporters issus de 210 pays et territoires ont assisté à la phase de groupes, illustrant l’étendue géographique désormais atteinte par l’événement.
Des audiences télévisées qui redéfinissent les repères commerciaux
Dans les salles de marchés des droits télévisés, les données de cette édition feront date. Sur le seul territoire américain, plus de 50 millions de téléspectateurs ont suivi le tournoi sur les marchés combinés du Canada, des États-Unis et du Mexique. Le match d’ouverture Mexique-Afrique du Sud a attiré 7,2 millions de téléspectateurs sur la chaîne Fox, devenant le match d’ouverture masculin de Coupe du monde le plus regardé en anglais aux États-Unis. Mais c’est le choc Brésil-Maroc qui a établi un nouveau plancher : 10 millions de téléspectateurs, soit la diffusion la plus regardée en anglais sur le sol américain pour un match de groupe ne impliquant pas l’équipe nationale des États-Unis – un record qui a été battu à deux reprises avant la fin de la phase de groupes.
Au Canada, la première victoire historique de la sélection nationale en Coupe du monde a mobilisé en moyenne 5,3 millions de téléspectateurs, faisant de cette rencontre le match de groupe le plus regardé de l’histoire du football canadien et la diffusion d’une équipe nationale la mieux notée du pays. La résonance culturelle d’un tel moment dépasse le seul bilan comptable : pour une nation où le football ne fait pas encore partie du socle identitaire comme le hockey sur glace, cette performance ouvre une nouvelle page.
En dehors du continent américain, les volumes d’audience sont tout aussi éloquents. Au Brésil, la Seleção a réalisé l’émission la plus regardée de l’année 2026 lors de son match nul 1-1 contre le Maroc, avec 28,9 millions de téléspectateurs en moyenne. Le groupe Globo a touché 49,9 millions d’individus uniques sur l’ensemble de ses plateformes pour cette seule rencontre. En Chine, CCTV a cumulé 205 millions de téléspectateurs uniques en 41 matchs, le pic étant atteint lors de Tunisie-Japon avec 24 millions de spectateurs sur CCTV5 – une donnée qui reflète l’intérêt croissant du marché chinois pour le football masculin international.
Le tournoi entre dans sa phase décisive
La phase à élimination directe a débuté avec la qualification du Canada, vainqueur de l’Afrique du Sud 1-0 lors du premier match du tour de 32, devenant ainsi la première équipe à rejoindre les seizièmes de finale. Trois rencontres se disputent ce jour : Brésil-Japon, Allemagne-Paraguay et Pays-Bas-Maroc. Des affiches dont les résultats alimenteront ou non de nouveaux records d’audience, notamment au Brésil, au Maroc et aux Pays-Bas, trois pays dont l’appétit télévisuel pour leur sélection nationale n’a cessé de se confirmer depuis le coup d’envoi. Pour parier sur ces affiches, découvrez notre sélection de bookmakers fiables et adaptés à la RDC.
Au-delà des chiffres, ce que révèle cette édition 2026, c’est la capacité du football mondial à convertir une décision institutionnelle – l’expansion à 48 équipes – en adhésion populaire concrète, mesurable stade par stade et écran par écran. La question, maintenant posée pour les prochaines éditions, est de savoir si ce modèle peut se reproduire hors du continent américain, avec ses infrastructures exceptionnelles et ses bassins de population considérables.
Pour en savoir plus sur les affiches du second tour, consultez notre article : Coupe du monde 2026 : le tableau du second tour se dessine après une phase de groupes explosive.



