Inter refuse une offre de 40 millions d’euros pour Aleksandar Stankovic
Alexandar Stankovic s’impose déjà comme l’un des dossiers les plus sensibles de l’été à l’Inter Milan. Le club lombard a repoussé une offre de 40 millions d’euros formulée par Brentford, malgré le poids financier d’une telle proposition. Le message envoyé à la Premier League est clair: les Nerazzurri ne veulent pas céder leur jeune milieu, au moins pas maintenant.
À 20 ans, le fils de Dejan Stankovic a changé de statut en quelques mois. Son retour à Milan après son passage remarqué au Club Bruges n’a rien d’un simple aller-retour administratif. L’Inter voit en lui un joueur déjà prêt à entrer dans la rotation, avec une marge de progression qui attire naturellement les convoitises.
Le parcours d’Alexandar Stankovic a accéléré sa cote
Le milieu serbe a profité de sa saison en Belgique pour franchir un cap. Avec le Club Bruges, il a pesé dans la conquête du titre en Jupiler Pro League et a même été distingué comme meilleur jeune du championnat belge. Ce type de reconnaissance change vite la perception d’un joueur, surtout lorsqu’il revient dans un grand club européen avec davantage de maturité.
Brentford n’a donc pas proposé un montant symbolique. Quarante millions d’euros représentent une somme très importante pour un joueur encore en construction. Pourtant, l’Inter, le joueur et son entourage ont tous avancé dans le même sens: pas question d’ouvrir la porte à un départ immédiat.
Le plan de Chivu autour du milieu de l’Inter Milan
Le refus du club s’explique aussi par la vision de Cristian Chivu. L’entraîneur roumain utilise la préparation estivale pour intégrer Stankovic dans un rôle bien précis au sein de son milieu à cinq. Il le prépare comme alternative prioritaire à Hakan Calhanoglu, un poste clé dans l’équilibre de l’équipe.
Ce choix n’est pas anodin. L’Inter a déjà testé plusieurs solutions dans cette zone, avec des résultats inégaux. Piotr Zielinski, Henrikh Mkhitaryan et même Nicolo Barella ont été essayés plus bas sur le terrain, sans apporter une réponse totalement convaincante. Stankovic, lui, offre une lecture plus naturelle du poste, entre sécurité technique et discipline tactique.
Pour Chivu, conserver ce profil à disposition revient à sécuriser son effectif sur une longue saison. L’Inter s’engage sur plusieurs tableaux et a besoin de solutions internes fiables. Dans cette logique, vendre un jeune déjà identifié pour un rôle précis aurait affaibli le projet dès son lancement.
Une réponse commune face à Brentford
Le dossier a aussi une dimension symbolique. L’alignement entre le club, le joueur et la famille Stankovic montre une rare cohérence dans un mercato souvent agité. À ce stade, l’idée n’est pas seulement de résister à une grosse offre, mais de défendre une trajectoire sportive jugée plus prometteuse qu’un départ rapide en Premier League.
Ce choix n’empêche pas l’Inter de rester active sur d’autres pistes. Le club milanais suit toujours Curtis Jones, apprécié pour son énergie et sa polyvalence. Mais la densité actuelle dans l’entrejeu complique toute nouvelle arrivée. Tant que le secteur central reste aussi chargé, chaque mouvement devra être pesé avec prudence.
Cristian Romero reste la priorité défensive
En défense, l’Inter avance avec plus d’ambition encore. Cristian Romero est devenu la cible principale pour renforcer l’arrière-garde. L’Argentin est vu comme la pièce capable d’apporter agressivité, personnalité et leadership à une défense qui veut franchir un nouveau palier en Europe.
Giuseppe Marotta et Piero Ausilio ont déjà travaillé avec Tottenham sur la base du transfert. Les deux clubs seraient tombés d’accord sur le montant, ce qui lève un obstacle majeur. Le blocage se situe désormais ailleurs: Romero réclamerait environ 7 millions d’euros par saison, un niveau que l’Inter juge délicat au regard de sa grille salariale, surtout quand Benjamin Pavard perçoit déjà 5 millions.
La situation oblige donc le club à avancer avec méthode. Entre la volonté de garder Stankovic, l’intérêt pour Curtis Jones et la piste Romero, l’Inter de Chivu semble gérer son mercato avec patience et calcul. Les dernières semaines pourraient encore réserver des ajustements, mais une chose est déjà nette: Milan ne compte pas brader ses jeunes prometteurs. Pour suivre l’actualité du football international et des compétitions organisées par la FIFA, le dossier reste à surveiller de près.



