Les États-Unis ont bouclé leur phase de groupes de la Coupe du monde sur une note amère avec une défaite 3-2 face à la Turquie, malgré une qualification déjà assurée et une première place conservée. À Inglewood, la sélection américaine a longtemps cru préserver son invincibilité avant de céder dans le temps additionnel.
Le revers ne change pas l’essentiel pour l’USMNT, déjà en route vers les matches à élimination directe. En revanche, il laisse une impression mitigée après une soirée où l’équipe de Mauricio Pochettino a montré du caractère, mais aussi plusieurs fragilités défensives.
Coupe du monde : un départ idéal pour les Américains
Le match avait pourtant démarré de la meilleure façon pour les États-Unis. Avec neuf changements dans le onze de départ, la formation américaine a frappé dès la 3e minute. Sur un corner parfaitement travaillé, Sebastian Berhalter a trouvé Auston Trusty, auteur de l’ouverture du score.
Ce but a confirmé l’excellente entame américaine dans ce tournoi. Après deux premières rencontres bien maîtrisées, l’USMNT semblait capable d’enchaîner un troisième succès et de conclure cette phase de groupes sans accroc.
Cependant, la Turquie a réagi vite. À la 10e minute, Arda Güler a puni une défense américaine trop passive pour remettre les deux équipes à égalité. Puis, à la 31e, Orkun Kökçü a profité d’un nouveau désordre dans l’arrière-garde adverse pour donner l’avantage aux Turcs.
Coupe du monde : Berhalter brille, Pulisic relance l’USMNT
Menés à la pause, les Américains n’ont pas sombré. Ils sont revenus avec de meilleures intentions et ont été récompensés dès la 49e minute. Encore lui, Sebastian Berhalter, déjà passeur sur le premier but, a signé l’égalisation d’une frappe remarquable.
Le milieu a été le grand homme de la soirée côté américain. Très juste sur coups de pied arrêtés, actif à la récupération et précieux dans l’animation, il a porté une équipe largement remaniée. Son influence a donné du rythme à un entrejeu qui avait besoin d’un guide.
Ensuite, l’entrée de Christian Pulisic a changé le ton du match. De retour après blessure, le capitaine américain a immédiatement apporté de la vitesse et du danger. Il a forcé une parade, touché le poteau et provoqué plusieurs situations chaudes, sans réussir à faire basculer définitivement la rencontre.
Cette montée en puissance a laissé penser que les États-Unis pouvaient aller chercher la victoire. Brenden Aaronson a aussi eu une belle opportunité, sans trouver le cadre, tandis que Ricardo Pepi est resté plus discret face à la charnière turque. Pour tous les détails et analyses, retrouvez aussi notre actualité sur Turquie – États-Unis.
Une défense remaniée a trop souffert
Si l’animation offensive a offert des motifs d’espoir, la défense américaine a trop souvent vacillé. Matt Turner n’a pas eu énormément d’arrêts à réaliser en première période, mais il a été exposé par les erreurs de ses défenseurs sur les deux premiers buts.
Trusty, buteur très tôt, a vécu une soirée contrastée. Positionné dans un rôle moins habituel, il a été généreux et dangereux sur phases arrêtées. Toutefois, il a aussi connu quelques moments plus compliqués défensivement. Sa sortie en fin de match, visiblement touché à la cheville, a pesé lourd.
Dans l’axe, Mark McKenzie et Miles Robinson ont alterné le bon et le moins bon. Joe Scally, de son côté, a subi sur certaines séquences, en particulier lorsque la Turquie a attaqué en nombre. Dans l’ensemble, cette arrière-garde expérimentale n’a pas offert les garanties vues plus tôt dans le tournoi.
Le paradoxe est là : la Turquie n’avait encore jamais marqué dans cette Coupe du monde malgré 62 tirs tentés avant ce match. Face aux États-Unis, elle a enfin trouvé l’efficacité au moment où l’adversaire lui a laissé des espaces.
Coupe du monde : un but à la 96e minute qui laisse des regrets
Alors que le nul semblait acquis, les dernières secondes ont tout changé. Avec un Trusty diminué physiquement sur le terrain, la défense américaine a perdu sa cohésion. À la 96e minute, Kaan Ayhan a surgi pour inscrire le but de la victoire turque.
Le scénario fait mal, surtout après les efforts fournis pour revenir au score. Pourtant, ce coup d’arrêt reste relatif dans le bilan global. Les États-Unis terminent tout de même en tête de leur groupe et abordent la phase finale avec une dynamique encore positive.
Pour Mauricio Pochettino, cette rencontre servira aussi de rappel utile. Son équipe a prouvé qu’elle avait du répondant, même avec un onze largement remanié. Mais elle a également confirmé que certaines rotations fragilisent l’équilibre collectif, surtout derrière.
Le retour de Pulisic constitue malgré tout une excellente nouvelle avant les huitièmes. Berhalter, lui, a gagné des points avec une prestation complète. Trusty a saisi sa chance offensivement, même si son état physique sera surveillé de près dans les prochains jours.
En somme, l’USMNT quitte cette soirée avec une défaite frustrante, mais sans catastrophe sportive. La Turquie sauve son honneur avant de rentrer à la maison. Les Américains, eux, poursuivent leur route dans cette Coupe du monde avec une certitude : pour aller loin, ils devront mieux gérer leurs temps faibles. Consultez le pronostic Turquie Etats-Unis pour découvrir les analyses et tendances avant ce match. Pour parier en toute sécurité, retrouvez la liste complète des bookmakers fiables pour la Coupe du monde.


