1er avril 2026
Zenica, mardi soir. Bastoni expulsé à la 42e. Tabaković égalise à la 79e. Tirs au but. 4-1 pour la Bosnie. L’Italie manquera le Mondial 2026. Pour la troisième fois consécutive. Depuis 2018, la Nazionale n’a plus foutu les pieds en Coupe du Monde. Et cette fois, le défenseur d’Arsenal Riccardo Calafiori s’est retrouvé au centre de la tempête médiatique.
La critique n’a pas attendu le coup de sifflet final. Plusieurs médias italiens ont scruté chaque geste de Calafiori sur le terrain, pointant un comportement jugé trop théâtral dans certaines situations de contact. Dans un pays qui venait de perdre son troisième billet Mondial de suite, il fallait bien trouver un visage.
Les chroniques de Serge Mbeki sur bookmakers-rdc.com suivent Arsenal et Calafiori depuis son transfert en 2024.
Zenica, le stade de la douleur italienne
Le match avait commencé sous tension maximale. Un soldat italien accusé d’espionnage bosnien avant le coup d’envoi — vraie info, vraie polémique, ambiance de western. L’Italie arrivait avec la pression d’un pays qui ne pouvait plus se permettre un nouveau fiasco.
Moïse Kean a ouvert le score à la 15e minute sur une erreur défensive adverse. Puis tout s’est effondré : Alessandro Bastoni a été expulsé à la 42e, laissant l’Italie à dix pour le reste du match. En infériorité numérique pendant plus d’une heure, la Nazionale n’a pas tenu. Haris Tabaković a égalisé à la 79e. Prolongations. Tirs au but. Francisco Pio Esposito a manqué le premier penalty italien, Bryan Cristante le troisième. Sergej Barbarez et ses Bosniens ont validé leur billet pour le Mondial 2026.
Sur les statistiques du match, les chiffres racontent une Italie qui n’a jamais vraiment maîtrisé la partie, et dont la supériorité théorique sur le papier ne s’est jamais traduite sur la pelouse de Zenica — un homme en moins pendant plus d’une heure a fini par tout changer.

La presse italienne, le couteau sorti
Le Corriere della Sera n’a pas mâché ses mots : l’Italie n’était pas supérieure à la Bosnie sur ce match. Le but de Kean venait d’une erreur adverse, pas d’une domination réelle. La pression s’est concentrée sur le président de la FIGC, Gabriele Gravina, dont la démission est évoquée ouvertement dans certains médias. Fabrizio Roncone a écrit sans ambages que cette décision serait, dans un pays normal, «presque naturelle».
Mais les tabloïds sportifs ont cherché autre chose. Un geste, une image, un joueur à épingler. Calafiori, défenseur formé à la Roma, passé par Bâle et Bologne avant d’atterrir à Arsenal à l’été 2024, a cristallisé une partie de la frustration. Pas le pire joueur de la soirée. Mais le plus commenté.
Pour les parieurs qui suivaient ce match sur Betwinner RDC, les tirs au but ont transformé une soirée ordinaire en montagne russe — ceux qui avaient misé sur une qualification italienne ont eu le temps d’y croire avant que la Bosnie ne domine la séance 4-1. Dans un registre similaire d’élimination surprise, lire aussi : Urgent : Cédric Bakambu annonce sa retraite internationale.

Arsenal regarde tout ça de loin
À Londres, Mikel Arteta a d’autres préoccupations. Arsenal court après ses objectifs en Premier League et en Ligue des Champions, et Calafiori est un rouage central du dispositif d’Arteta — défenseur central, latéral gauche, parfois milieu profond selon les besoins. La polémique italienne ne change rien à son statut dans les Gunners.
Mais elle arrive au mauvais moment. Calafiori avait déclaré avant les barrages, dans une interview à SportWeek : «Sur le papier, nous sommes plus forts. Si nous jouons notre football, nous atteindrons la Coupe du Monde.» La Bosnie n’a pas lu l’interview. Ou elle s’en fichait.
Sur le compte officiel d’Arsenal FC, aucune réaction sur la polémique italienne — le club se concentre sur ses propres objectifs en Ligue des Champions et en championnat.
Pour le contexte complet des difficultés d’Arsenal avant les grands rendez-vous, lire : Arsenal vs Leverkusen UCL : triple crise avant le choc.
Le match vu de Kinshasa : l’Italie, ce géant qui trébuche
À Kinshasa, dans les bars de Matonge ou de Gombe où Canal+ Sport passe les barrages de qualification, l’élimination de l’Italie a provoqué des réactions contrastées. Certains regardaient avec une forme de satisfaction tranquille. L’Italie, pays de la pizza, de la mode et de la Serie A, absente au Mondial pour la troisième fois de suite — c’est le genre d’information qui semble impossible, et qui s’est pourtant confirmée trois fois d’affilée.
Pendant ce temps, la République Démocratique du Congo sera présente au Mondial 2026 — pour la première fois depuis 52 ans. Le contraste est saisissant. Deux nations, deux destins inversés. L’Italie avec ses stars de Premier League et de Serie A n’arrive pas à se qualifier. Le Congo, après des décennies d’absence, retrouve la Coupe du Monde.
Dans les groupes WhatsApp de parieurs à Kinshasa, les tirs au but contre l’Italie ont été commentés à chaud. Certains avaient parié sur une surprise bosnienne. Ils avaient vu juste. Pour rester au courant de toutes les actualités qui touchent les joueurs africains et leurs clubs européens : Mercato : Cédric Bakambu vers les pays du golfe.
Calafiori, lui, rentrera à Londres. La saison continue. Arsenal a encore des objectifs. Mais la Nazionale n’ira pas en Amérique cet été. Et cette image-là, l’Italie va la porter longtemps.
Pourquoi les médias italiens ont-ils critiqué Calafiori ?
Plusieurs médias italiens ont pointé le comportement de Riccardo Calafiori lors du barrage contre la Bosnie-Herzégovine, le jugeant trop théâtral dans certaines situations de jeu. Dans le contexte d’une élimination traumatisante, le défenseur d’Arsenal a cristallisé une partie de la frustration nationale.
Quel est le résultat du match Bosnie-Italie en barrage ?
La Bosnie-Herzégovine a éliminé l’Italie aux tirs au but lors de la finale des barrages de qualification pour le Mondial 2026, disputée à Zenica. Score : 1-1 après prolongations, 4-1 aux tirs au but. Kean avait ouvert le score à la 15e, Tabaković avait égalisé à la 79e.
Pourquoi l'Italie a-t-elle joué à dix pendant la majorité du match ?
Alessandro Bastoni a été expulsé à la 42e minute, laissant l’Italie en infériorité numérique pendant plus d’une heure de jeu, prolongations incluses.
Combien de fois l'Italie a-t-elle raté le Mondial consécutivement ?
Avec cette élimination, l’Italie manquera le Mondial pour la troisième fois consécutive, après ses absences en 2018 (Suède) et 2022 (Macédoine du Nord).
Quel est le rôle de Calafiori à Arsenal ?
Riccardo Calafiori est défenseur polyvalent à Arsenal, capable d’évoluer en défenseur central, latéral gauche ou milieu défensif. Formé à la Roma, il a rejoint Arsenal à l’été 2024 après une excellente saison à Bologne.
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