Brentford et Blackburn adaptent déjà leur préparation pendant la trêve internationale
La trêve internationale oblige les clubs anglais à revoir leurs habitudes, et la préparation de Brentford en est un bon exemple. Avec une grande partie de l’effectif partie en sélection, les Bees doivent composer avec un groupe réduit au centre d’entraînement, tout en gardant un œil sur les retours de blessure et sur le rythme de ceux qui restent à disposition.
Le cas est d’autant plus particulier que Brentford a bénéficié d’un calendrier un peu plus respiré que la plupart de ses concurrents, après avoir reçu Chelsea vendredi soir. Keith Andrews a donc offert une semaine de repos à ses joueurs professionnels, avant la reprise par un travail individualisé. Les déplacements à l’étranger ne sont pas formellement interdits, mais les longs trajets en avion semblent peu probables dans ce cadre.
Au total, environ douze joueurs sont restés sur place, parmi lesquels Callum Wilson et Igor Thiago, ainsi que cinq éléments en phase de reprise. Pour un staff technique, ce type de fenêtre impose un dosage délicat: laisser souffler, relancer, mais sans casser le fil physique et tactique du groupe.
La préparation de Brentford se poursuit avec une reprise fixée au 26 septembre
Le groupe principal doit se retrouver samedi 26 septembre pour relancer le travail collectif. Ensuite, Brentford prévoit une rencontre à huis clos contre un autre club anglais lors du week-end du 3 octobre. Ce genre de test, discret mais utile, permet souvent d’offrir des minutes à des joueurs en manque de rythme tout en maintenant le niveau d’intensité.
Nathan Collins et Sepp van den Berg pourraient ainsi avoir une occasion de revenir à la compétition. Le reste de l’effectif serait complété par des joueurs de moins de 21 ans, ce qui donne à cette opposition un vrai rôle de passerelle entre la remise en forme et la réintégration progressive dans le groupe.
La seconde interruption internationale annoncée plus tard dans la saison s’annonce très différente. Brentford jouera Brighton le dimanche 8 novembre, puis Everton le samedi 21 novembre. Dans ce cas, le programme devrait ressembler davantage à une semaine normale, avec seulement quelques jours de repos et une préparation classique, sans amical intermédiaire avant le déplacement ou la réception des Toffees.
La préparation de Brentford face à un calendrier qui s’étire
Pour Andrews, la gestion du temps sera l’un des vrais sujets du mois. L’entraîneur a rarement la chance de travailler avec tout son groupe au complet pendant une trêve, mais il doit aussi éviter de surcharger les organismes. C’est tout l’enjeu de ces pauses en plusieurs temps: récupérer d’abord, remettre du volume ensuite, et enfin retrouver les automatismes.
Dans ce type de contexte, chaque séance compte. Le staff peut cibler les joueurs en reprise, ajuster les charges de travail et préparer le terrain pour la reprise du championnat. Un match à huis clos, même sans public, offre en plus une lecture plus concrète de l’état du groupe.
Liverpool continue, Iraola manque de temps et Aston Villa change totalement d’approche
À Liverpool, le décor est bien différent, mais le principe reste le même: faire tourner le travail autour d’un effectif très réduit. Quelques jours de repos sont prévus, puis l’entraînement reprend avec les joueurs restés sur place. Andoni Iraola a résumé la contrainte avec franchise, expliquant qu’il n’aurait sans doute pas plus de trois jours pour préparer la réception de Manchester City, prévue le 11 octobre.
Aston Villa, de son côté, a choisi une autre voie. Unai Emery retrouvera Séville, son ancien club, pour une affiche particulière inscrite dans le calendrier de cette trêve. Les deux équipes se retrouveront le vendredi 2 octobre pour la 15e édition du trophée Antonio Puerta, une rencontre chargée d’émotion et organisée en mémoire de l’ancien latéral sévillan disparu en 2007 après plusieurs arrêts cardiaques sur la pelouse. Plus d’informations sur le cadre du football international sont disponibles sur FIFA.
En Championship, la pause internationale sert surtout à réparer les corps
La situation est moins brutale en Championship, où les appels en sélection restent bien plus limités. Blackburn Rovers, par exemple, ne compte que quatre joueurs retenus. Pour Tony Mowbray, ce répit tombe à point nommé après un début de saison perturbé par une vague de blessures qui a touché plus de dix joueurs lors des premières semaines.
Le staff espère profiter de cette coupure pour remettre progressivement plusieurs éléments sur pied. Gady Beyuku et Moussa Baradji ont déjà repris, tandis que Scott Wharton se rapproche lui aussi d’un retour. Après le déplacement à Portsmouth samedi, l’équipe a retrouvé le Lancashire et enchaîne quelques séances de terrain avant de souffler à nouveau.
Blackburn Rovers profite d’un break utile avant Cardiff
Pour Mowbray, revenu au club cet été, cette séquence a aussi une valeur de travail. Entre le championnat et la Carabao Cup, les matchs se sont enchaînés rapidement, laissant peu de temps pour installer ses principes. La trêve offre donc un cadre plus stable pour corriger, répéter et réorganiser.
Le technicien prévoit malgré tout plusieurs jours de repos en fin de semaine. Des joueurs comme Yuri Ribeiro pourront en profiter pour rentrer au Portugal s’ils le souhaitent. Le programme reprendra ensuite sur le même rythme la semaine suivante, avec une nouvelle coupure courte le week-end, avant un retour à la préparation habituelle pour la réception de Cardiff.
Blackburn cherche aussi un adversaire, de Premier League ou de League One, pour un amical à huis clos. L’objectif est clair: donner des minutes aux revenants et maintenir ceux qui jouent moins dans le bon tempo. En novembre, lors de la seconde trêve, un schéma proche pourrait se répéter, avec des oppositions internes ou des matchs composés de seniors et de jeunes U21.


