Boycott du Mondial 2026 : l'Europe brandit la menace, l'Afrique guette sa chance

21 janv 15:33
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Date de publication : 21.01.2026

L’idée semblait farfelue il y a encore quinze jours. Aujourd’hui, elle occupe les premières pages des médias sportifs européens. Plusieurs grandes nations du football mondial — Allemagne, France, Angleterre — examinent ouvertement la possibilité de snober la Coupe du Monde 2026 aux États-Unis. En cause ? Les déclarations incendiaires de Donald Trump sur le Groenland et ses menaces tarifaires contre huit pays européens. Le président américain, fraîchement réinstallé à la Maison-Blanche, réussit l’exploit de transformer un tournoi planétaire en champ de bataille diplomatique. Rendez-vous du 11 juin au 19 juillet pour un Mondial… sans l’Europe ?


🎯 L’essentiel à retenir

La situation ? L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni envisagent sérieusement un boycott collectif de la Coupe du Monde 2026 en réponse à la politique agressive de Trump (annexion du Groenland, guerre commerciale).

Qui mène la charge ? Roderich Kiesewetter (Allemagne) et Eric Coquerel (France) portent l’initiative politique. Claude Le Roy, légende du football africain, soutient publiquement le boycott.

Impact sur les cotes ? Les bookmakers comme 1xBet ont suspendu temporairement certaines lignes de paris long-terme. La cote de victoire française est passée de 6.50 à 7.80 en 48 heures sur fond d’incertitude.

Et l’Afrique ? Les sélections africaines observent. Si le boycott se concrétise, le Mondial s’ouvre grand. Le Sénégal passe de 45.00 à 28.00 sur 1xBet.

Quand le Groenland fait trembler la FIFA

Trump n’a jamais fait dans la dentelle. Mais cette fois, il pousse le curseur loin. Très loin. Le 7 janvier, il évoque l’annexion du Groenland comme une évidence stratégique. Quelques jours plus tard, il menace huit pays européens de tarifs douaniers massifs. Le Danemark, propriétaire du territoire groenlandais, voit rouge. L’Allemagne grince des dents. La France hausse le ton.

Bref, le climat diplomatique vire au vinaigre juste avant le plus grand événement sportif de la planète. Roderich Kiesewetter, député CDU au Bundestag, lance le pavé dans la mare : «Nous devons envisager un boycott coordonné si les États-Unis poursuivent cette escalade.» Eric Coquerel, député français de gauche, embraie aussitôt. «Participer reviendrait à cautionner l’inacceptable.»

La France temporise officiellement. Le ministère des Sports confirme «à ce stade» la présence tricolore. Mais dans les couloirs, les discussions vont bon train. Personne ne veut être le premier à sauter. Personne ne veut être le dernier non plus.

Les Européens entre fierté et pragmatisme

🇩🇪 Allemagne : le dilemme Nagelsmann

Julian Nagelsmann vient de rebâtir une Mannschaft conquérante. Victoires probantes, collectif retrouvé, public réconcilié. Et voilà que la politique menace de tout gâcher. La DFB (fédération allemande) n’a rien dit officiellement. Mais les signaux politiques sont clairs. Kiesewetter n’est pas un marginal : il représente l’aile dure de la CDU sur les questions de sécurité.

Si Berlin boycotte, l’effet domino est garanti. Les Pays-Bas suivraient. Le Danemark aussi, évidemment.

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🇬🇧 Angleterre : pragmatisme ou principe ?

Outre-Manche, le débat enflamme les tribunes. Des députés écossais appellent au boycott. L’Angleterre, elle, louvoie. La FA (Football Association) reste muette, probablement tiraillée entre l’opportunité sportive (effectif compétitif, ambitions légitimes) et la pression morale. Les bookmakers donnent l’Angleterre à 8.20 pour soulever le trophée sur 1xBet. Mais ces cotes valent quoi si Bellingham, Kane et Saka restent à la maison ?

🇫🇷 France : «À ce stade»

Ces trois mots du ministère des Sports en disent long. «À ce stade» signifie «on attend de voir». Deschamps prépare sa liste. Mais Macron surveille Washington. La France ne veut pas s’isoler. Elle ne veut pas non plus passer pour le vassal de Trump. Disons-le clairement : Paris attend qu’un autre saute en premier.

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La FIFA dans l’œil du cyclone

Gianni Infantino se retrouve dans une position délicate. Très délicate. Le président de la FIFA vient de remettre un prix d’honneur à Trump il y a quelques semaines. Symbole d’une proximité embarrassante aujourd’hui. Infantino mise tout sur ce Mondial élargi à 48 équipes, vitrine de sa gouvernance. Un boycott européen transformerait le tournoi en coquille vide.

Le silence de Zurich est assourdissant. Pas de communiqué. Pas de déclaration apaisante. Juste un mutisme calculé qui en dit long sur l’impuissance de l’instance face aux soubresauts géopolitiques.

L’Afrique en embuscade

Claude Le Roy a lâché une phrase qui résonne. «Si l’Europe boycotte par principe, c’est honorable. Mais que les Africains en profitent pour montrer leur niveau.» L’ancien sélectionneur du Sénégal, du Ghana et du Cameroun sait de quoi il parle. Il a vécu trois Coupes du Monde depuis le banc africain. Il connaît la frustration des éliminations précoces face aux mastodontes européens.

Cette fois, le vent pourrait tourner. Le Maroc, finaliste malheureux en 2022, verrait ses chances exploser. Le Sénégal, privé de Sadio Mané mais armé d’un collectif solide, passerait du statut d’outsider à celui de sérieux prétendant. La Côte d’Ivoire, championne d’Afrique en titre, pourrait enfin transformer l’essai sur la scène mondiale.

Les cotes parlent d’elles-mêmes. Sur 1xBet, le Sénégal est passé de 45.00 à 28.00 en une semaine. Le Maroc tient à 18.00, contre 22.00 début janvier. Spéculatif ? Peut-être. Mais les bookmakers anticipent un basculement.

Scénarios et conséquences

Scénario 1 : Boycott massif (Allemagne + France + Angleterre)

Le Mondial perd toute crédibilité sportive. La compétition se joue entre le Brésil, l’Argentine, les sélections africaines et quelques nations européennes «non-alignées» (Italie, Espagne ?). La FIFA encaisse un désastre d’image et financier. Les sponsors tremblent. Les diffuseurs renégocient. Le football mondial traverse sa pire crise depuis 1980 (boycott de Moscou).

Scénario 2 : Boycott partiel (Allemagne seule ou avec les Pays-Bas)

Moins dramatique, mais suffisant pour décrédibiliser le tournoi. L’Allemagne, quadruple championne du monde, absente ? Impensable. Sauf que ça devient pensable. Les autres nations européennes participent, mais sous pression médiatique et politique intense.

Scénario 3 : Compromis diplomatique de dernière minute

Trump recule (improbable). Ou bien l’Europe trouve une sortie honorable : participation sous «réserve expresse», déclaration commune de condamnation, etc. Le Mondial a lieu normalement, mais dans un climat plombé.


FAQ

Un boycott peut-il légalement se faire à quelques mois du tournoi ?
Oui. Aucune règle FIFA n’oblige une fédération qualifiée à participer. Les précédents existent : boycott de la Coupe du Monde 1974 par l’URSS (raisons politiques liées au Chili). La FIFA ne peut sanctionner qu’après coup (exclusion des qualifications futures), mais pas empêcher le retrait.
Les joueurs peuvent-ils refuser individuellement de jouer pour leurs sélections ?
Théoriquement oui, mais c’est rarissime. Un joueur qui refuse une convocation en sélection s’expose à une suspension fédérale. Mbappé ou Bellingham ne prendront pas ce risque seuls. Si boycott il y a, il sera décidé au niveau gouvernemental et fédéral.
Que deviennent les matchs de poules si une équipe se retire après le tirage au sort ?
Chaos administratif. La FIFA devrait soit repêcher la meilleure équipe non-qualifiée (playoff perdants), soit laisser un groupe à trois équipes. Précédent historique : Écosse 1950 (refus de participer malgré qualification). L’Angleterre avait joué seule pour la zone britannique.
Les bookmakers remboursent-ils les paris si un favori boycotte ?
Cela dépend des règles de chaque opérateur. Sur 1xBet, les paris «vainqueur du tournoi» sont généralement maintenus sauf si le tournoi est annulé. Si une équipe se retire, les mises sur cette équipe sont perdues (sauf clause contraire). D’où l’intérêt de parier sur des outsiders africains actuellement.
Claude Le Roy a-t-il raison de soutenir le boycott tout en espérant que l’Afrique en profite ?
C’est toute l’ambiguïté. Le Roy défend un principe moral (ne pas cautionner Trump) tout en reconnaissant l’opportunité sportive pour l’Afrique. Cynique ? Réaliste, plutôt. Le football africain attend sa revanche depuis 1990 (Cameroun en quarts). Si le boycott européen ouvre une autoroute, pourquoi s’en priver ?
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