Ballon d’Or 2026: le duo du PSG qui rêve d’un doublé historique
Le Ballon d’Or 2026 pourrait bien prendre des couleurs parisiennes, et le duo du PSG au Ballon d’Or en est déjà le symbole le plus éclatant. Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia se renvoient la politesse à quelques semaines de la cérémonie prévue à Londres, au point d’imaginer, à demi-mot, un trophée partagé. L’idée a de quoi faire sourire, mais elle dit beaucoup de leur complicité et de la saison immense du club parisien.
Le Paris Saint-Germain, sacré en France et en Europe la saison passée, place dix joueurs parmi les nommés. Une présence massive qui reflète la force collective d’un effectif arrivé au sommet après avoir remporté presque tout ce qu’il pouvait gagner. Au milieu de cette liste, deux noms se détachent nettement: Dembélé, déjà lauréat, et Kvaratskhelia, devenu en quelques mois un candidat crédible au plus prestigieux des trophées individuels.
Le duo du PSG au Ballon d’Or, entre admiration et complémentarité
Leur échange a un parfum de sincérité rare. Dembélé a d’abord plaisanté en expliquant qu’ils pourraient « couper le trophée en deux », avant d’insister sur le fait que le Géorgien mérite la récompense. Kvaratskhelia a répondu avec la même élégance, en estimant que Dembélé est celui qui la mérite le plus après sa saison précédente. Deux réponses courtes, mais révélatrices d’un vestiaire qui avance sans ego apparent.
Sur le terrain, cette entente se voit immédiatement. L’un attaque l’espace à droite avec sa vitesse et sa finition, l’autre étire les défenses à gauche avec ses dribbles, ses appels et sa capacité à provoquer en un contre un. Ensemble, ils ont souvent donné l’impression de jouer avec une longueur d’avance sur les adversaires du PSG. Ce n’est pas seulement une question de talent: leur lecture commune des situations rend leurs mouvements presque instinctifs.
Le club parisien n’a recruté Kvaratskhelia qu’en janvier 2025, lors d’un hiver qui a précédé le premier sacre européen de son histoire quelques mois plus tard. Arrivé de Naples contre 59 millions de livres sterling, le Géorgien s’est vite imposé comme une pièce majeure du projet. Depuis son arrivée, Paris a déjà empilé dix trophées sur douze possibles, un rendement qui renforce encore le poids de son influence.
Kvaratskhelia, la confirmation d’un joueur déjà à part
À Naples, son nom était déjà chanté comme celui d’un héros. Surnommé « Kvaradona » pendant la campagne du titre 2022-2023, il arrivait en Italie avec une réputation de joueur créatif, imprévisible et techniquement très au-dessus de la moyenne. Gianfranco Zola l’avait même rapproché de George Best, preuve de l’impact qu’il peut laisser lorsqu’il prend de la vitesse et de la confiance.
Au PSG, son rendement a immédiatement confirmé cette impression. Dembélé le décrit comme un joueur « électrique », capable de déclencher quelque chose à chaque prise de balle. Son volume de course, son goût du duel et sa capacité à forcer l’erreur chez son défenseur en font un ailier moderne, complet, mais surtout décisif dans les grands rendez-vous.
Son parcours donne aussi une dimension particulière à sa candidature. Le Géorgien a débuté à Tbilissi, comme son père, avant de passer par la Russie puis de revenir au pays à la suite de l’invasion de l’Ukraine. Cette trajectoire, marquée par des choix lourds et des ruptures, explique en partie son ambition. Pour lui, un Ballon d’Or prendrait une valeur presque symbolique: celle d’un joueur venu d’un pays que l’on cite rarement dans cette course.
Du côté droit, Dembélé a retrouvé son statut de patron
Si Kvaratskhelia attire les prises à deux sur la gauche, Dembélé profite d’un espace presque équivalent sur l’autre aile. Le Français a signé une saison impressionnante, avec 31 buts et passes décisives cumulés, pour une moyenne de 1,27 contribution par 90 minutes. Dans les cinq grands championnats européens, seul Harry Kane a fait mieux sur ce ratio la saison passée.
Ce retour au premier plan ne doit rien au hasard. Le PSG lui a confié un rôle central depuis le départ de Kylian Mbappé pour le Real Madrid, et Dembélé a répondu avec des courses tranchantes, une efficacité retrouvée et une influence croissante dans les matches à enjeu. À 29 ans, il donne enfin l’impression d’avoir trouvé un équilibre entre liberté et responsabilité.
Son bilan en 2026 avec la sélection française a renforcé ce statut. Six buts en dix matches, jusqu’aux demi-finales du Mondial, confirment qu’il n’est plus seulement un joueur de séquences. Il est devenu une menace constante. Et cette continuité compte dans une course au Ballon d’Or où la régularité pèse autant que les coups d’éclat.
Le Ballon d’Or 2026, une concurrence relevée mais un parfum parisien
Le PSG peut rêver d’un doublé, mais la concurrence reste redoutable. Harry Kane fait figure de grand favori après une saison record avec le Bayern Munich, où il a signé 61 buts en 51 rencontres. Lamine Yamal, sacré en Liga et en Coupe du monde avec l’Espagne, suit de près. Rodri, son coéquipier en club et en sélection, est aussi dans la discussion.
Kylian Mbappé, désormais au Real Madrid, a lui aussi avancé des chiffres impressionnants avec 42 buts en 44 matches pour son club. Lionel Messi, qui vise un neuvième Ballon d’Or, reste également nommé. La liste est dense, avec des profils variés et des arguments solides, ce qui donne à cette édition un vrai relief. Le 26 octobre, à Londres, le verdict sera forcément scruté de très près.
La présence de tant de Parisiens dans la sélection finale n’a rien d’anodin. Elle traduit une saison collective exceptionnelle, mais aussi une redistribution des rôles après l’ère Mbappé. Le club a gagné en équilibre, et ses leaders offensifs ont pris de l’ampleur au bon moment. Dembélé et Kvaratskhelia incarnent parfaitement ce nouveau PSG: moins centré sur une seule star, plus riche dans ses solutions.
Un anniversaire symbolique pour une cérémonie très ouverte
Cette 70e édition du Ballon d’Or aura une portée particulière. Le choix de Londres rend hommage au premier lauréat, l’Anglais Sir Stanley Matthews, et ajoute une dimension historique à la soirée. Pour le PSG, ce contexte offre une scène idéale afin de mesurer le chemin parcouru depuis ses échecs répétés au plus haut niveau européen.
Au-delà des récompenses individuelles, c’est tout un état de forme collectif qui se lit dans cette liste. Neuf, dix, voire davantage si l’on élargit les regards: Paris s’est installé au centre du débat. Reste à savoir si la soirée du 26 octobre consacrera un seul Parisien, ou si le duo du PSG au Ballon d’Or transformera l’exception collective en consécration individuelle.



