Argentine tirs au but: Messi reste le premier choix de Scaloni avant la finale


Argentine tirs au but: Messi reste le premier choix de Scaloni avant la finale

Argentine tirs au but: à l’heure d’aborder une finale de Coupe du monde face à l’Espagne, l’Albiceleste arrive avec des certitudes, des automatismes et une hiérarchie déjà dessinée. Si le match de dimanche au MetLife Stadium du New Jersey devait se prolonger jusqu’à la séance fatidique, Lionel Scaloni sait déjà sur quels hommes s’appuyer. Et malgré deux échecs récents de Lionel Messi dans l’exercice durant la Coupe du monde 2026, le capitaine reste le tireur numéro un.

Cette confiance n’est pas un pari aveugle. Ces dernières années, l’Argentine a transformé un vieux point de fragilité en vraie force collective. La sélection n’entre plus dans une séance de penalties avec le doute au ventre. Elle y entre avec une méthode, des spécialistes identifiés et, surtout, un gardien capable de faire basculer le scénario.

Les tirs au but, un terrain que l’Argentine ne craint plus

Le décor est connu. En cas d’égalité après le temps réglementaire puis la prolongation, la finale pourrait se jouer depuis les onze mètres. Ce ne serait pas une nouveauté pour cette équipe. L’Argentine a déjà traversé ce type de moment sous haute tension, et elle l’a souvent fait avec sang-froid.

L’Albiceleste reste en effet sur trois séances majeures parfaitement négociées: contre les Pays-Bas en quart de finale du Mondial 2022, face à la France en finale de cette même édition, puis contre l’Équateur en quart de finale de la Copa América 2024. Cette répétition de situations extrêmes a forgé une habitude précieuse. Dans une finale, cela compte autant que la technique pure.

Il faut aussi ajouter un facteur décisif: Emiliano Martínez. Le gardien argentin s’est imposé comme un spécialiste de l’exercice. Son influence dépasse les arrêts. Il pèse mentalement sur les tireurs adverses, impose une tension supplémentaire et offre souvent à ses coéquipiers une marge de sécurité rare dans ce type de duel.

Autre élément important: le choix des tireurs dépendra des joueurs encore présents sur le terrain. Avec six remplacements autorisés, dont un supplémentaire en prolongation, Scaloni devra aussi composer avec la réalité du match. L’ordre existe, mais il reste lié aux hommes disponibles au moment décisif.

Messi en ouverture, Montiel en assurance: la hiérarchie des tirs au but

Dans l’idée de Scaloni, la hiérarchie semble claire. Messi ouvre la série. C’est une constante dans cette équipe et rien n’indique un changement, même si le capitaine a manqué deux penalties lors de la Coupe du monde 2026 face à l’Autriche et à l’Égypte. Ce détail existe, évidemment, mais il ne semble pas avoir modifié la confiance du staff.

Le choix est aussi symbolique. Commencer avec Messi, c’est donner le ton. C’est placer le joueur le plus influent au centre de la responsabilité. Même après deux ratés, l’Argentine continue de considérer son numéro 10 comme le premier visage de cet exercice.

Derrière lui, Gonzalo Montiel représente l’une des garanties les plus solides. Sa réputation n’est plus à faire. Il a participé aux trois dernières séances de l’Argentine aux côtés de Messi, et son bilan en carrière parle pour lui: 18 penalties réussis sur 20. Surtout, c’est lui qui avait inscrit le tir décisif en finale du Mondial 2022 contre la France.

Leandro Paredes fait lui aussi partie des hommes de confiance. Régulier sur penalty avec Boca Juniors, il possède déjà une expérience de la très haute pression avec ses tentatives contre les Pays-Bas et la France en 2022. Lautaro Martínez reste également une option naturelle. Il avait marqué contre les Néerlandais et conserve ce statut de spécialiste en club avec l’Inter Milan.

Enfin, Julián Álvarez figure parmi les premiers noms cochés. L’attaquant de l’Atlético de Madrid avait transformé sa tentative face à l’Équateur lors de la Copa América. Son profil, entre calme et personnalité, en fait une ressource crédible pour une séance de ce niveau.

Scaloni contrôle l’ordre des tireurs, mais garde une marge d’adaptation

Sur ce point, le sélectionneur argentin ne laisse guère de place à l’improvisation. Après la séance remportée contre l’Équateur, il avait expliqué avoir lui-même fixé l’ordre des tireurs. Son message était limpide: c’est le staff qui organise, puis les joueurs assument.

Scaloni avait même détaillé sa méthode en conférence de presse, en expliquant avoir réuni son groupe pour annoncer que Messi commencerait, avant de dérouler la liste jusqu’au dernier nom. Une manière de couper court aux hésitations au moment le plus tendu du match.

Cela ne signifie pas que tout est figé. Le sélectionneur sait qu’une finale peut bousculer tous les plans. Une sortie, une fatigue excessive ou un remplacement tardif peuvent modifier la composition de la série. Mais la philosophie reste la même: l’Argentine veut arriver préparée, pas surprise.

Cette maîtrise du détail raconte aussi quelque chose de l’évolution de cette sélection. Jadis, les tirs au but pouvaient être vécus comme une loterie. Aujourd’hui, ils sont traités comme une séquence stratégique à part entière, avec des profils étudiés, un ordre pensé et des alternatives déjà identifiées. Pour suivre l’actualité des compétitions internationales, la référence reste la FIFA.

Quelles alternatives pour l’Argentine si la finale va au bout de la nuit?

Au-delà du cinq majeur, l’Argentine possède d’autres solutions sérieuses. Nicolás Otamendi en fait partie. Contre l’Équateur, c’est lui qui a pris la responsabilité du cinquième tir et qui a offert la qualification aux siens avec un penalty transformé. Son expérience et son calme pèsent dans la réflexion du staff.

Alexis Mac Allister avait également réussi sa tentative lors de cette même séance. Son nom revient donc logiquement parmi les options fiables. Enzo Fernández, malgré son échec contre les Pays-Bas au Qatar, reste lui aussi dans les plans. Un penalty manqué n’efface pas sa personnalité ni la confiance que lui accorde Scaloni.

La séance face à l’Équateur donne d’ailleurs une image intéressante du fonctionnement argentin. Messi avait raté le premier tir, mais l’équipe n’avait pas vacillé. Julián Álvarez avait ensuite marqué, puis Alexis Mac Allister, Gonzalo Montiel et Nicolás Otamendi avaient conclu le travail pour une victoire 4-2. Ce scénario dit beaucoup sur la maturité de ce groupe.

C’est sans doute là la vraie force de l’Albiceleste avant d’affronter l’Espagne. Même si Messi échoue, le plan ne s’écroule pas. Même si la pression grimpe, les relais existent. L’Argentine n’aborde donc pas une éventuelle séance de tirs au but avec une seule star, mais avec une structure complète, pensée et déjà testée dans les plus grands rendez-vous.

Reste à savoir si cette finale ira jusque-là. Si c’est le cas, cependant, Scaloni et ses joueurs ne découvriront rien. Ils entreront dans cet instant avec une conviction simple: pour eux, les tirs au but ne sont plus une menace, mais une arme.

Aminata Kouyaté
auteur

Aminata Kouyaté

Aminata Kouyaté — Analyste paris & journaliste sportive Aminata Kouyaté a grandi à Bouaké. Après une formation en journalisme à l'ISTC d'Abidjan, elle commence sa carrière dans la presse radio locale en 2003, couvrant les matchs de ligue nationale ivoirienne…

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