Al-Ittihad perd Abdulaziz Al-Bishi, un cadre s’en va librement
Abdulaziz Al-Bishi quitte Al-Ittihad sans indemnité, un départ qui pèse forcément dans le début de préparation du club saoudien. L’ailier de 32 ans a déjà trouvé un nouveau point de chute et s’est engagé avec Al-Ittifaq après la fin de son aventure à Djeddah. Pour Al-Ittihad, la nouvelle a une portée symbolique autant que sportive: le club voit partir un joueur installé depuis plusieurs saisons, capable d’incarner une forme de continuité au sein de l’effectif.
Ce mouvement intervient au moment où l’équipe se tourne vers le prochain exercice. Perdre un élément expérimenté sans compensation n’est jamais anodin, surtout lorsqu’il s’agit d’un joueur qui a accompagné plusieurs titres et traversé différentes phases du projet sportif. Même si son rôle s’était réduit récemment, son départ referme un cycle entamé il y a plus de cinq ans.
Abdulaziz Al-Bishi tourne la page après plus de 160 matches
Arrivé en janvier 2019 en provenance d’Al-Faisaly, Abdulaziz Al-Bishi a fini par s’installer durablement dans le paysage d’Al-Ittihad. Son passage ne se résume pas à une simple présence d’effectif. En 162 rencontres, il a inscrit 11 buts et délivré 16 passes décisives, avec une contribution réelle dans les succès du club.
Son palmarès sur cette période dit aussi son importance. Avec Al-Ittihad, il a participé à la conquête de deux championnats, d’une Coupe du Roi et d’une Supercoupe. Pour un ailier souvent apprécié pour son activité et sa capacité à donner du liant dans les phases offensives, ce bilan reflète une trajectoire solide, construite dans la durée.
Il y a eu, certes, une parenthèse lors de la saison 2023-2024 avec un prêt à Damac. Mais à son retour, le joueur avait retrouvé une place notable dans la rotation, au point d’être encore perçu comme l’un des visages d’expérience du vestiaire. C’est précisément ce qui rend ce départ sensible pour Al-Ittihad: au-delà des chiffres, le club perd un repère.
Pourquoi le départ d’Al-Bishi à Al-Ittifaq n’est pas anodin
Sur le papier, la dernière saison d’Abdulaziz Al-Bishi peut laisser penser à une sortie assez logique. Il a disputé 24 matches, le plus souvent en sortant du banc, pour un rendement offensif limité à un seul but. Son influence directe sur le terrain n’était plus celle de ses meilleures années. Pourtant, réduire son départ à cette seule baisse de temps de jeu serait trop simple.
Dans un effectif ambitieux, les joueurs d’expérience ont souvent une valeur qui dépasse leur statut du week-end. Ils apportent de la profondeur, de la lecture du jeu et une forme d’équilibre dans la gestion du groupe. En laissant filer un profil comme Al-Bishi sans retour financier, Al-Ittihad s’expose à un double manque: celui d’une solution fiable sur les ailes et celui d’un joueur habitué aux exigences du haut niveau local.
Ce transfert libre profite en revanche à Al-Ittifaq, qui récupère un élément rompu aux matches de Saudi Pro League et aux rendez-vous à enjeu. À 32 ans, l’ailier n’arrive plus dans une logique de promesse, mais avec un vécu conséquent. Pour un club qui cherche de la stabilité et de l’expérience, l’opération a tout d’un renfort immédiatement exploitable.
Le football saoudien, en pleine transformation ces dernières saisons, pousse de nombreux clubs à ajuster rapidement leurs effectifs. Dans ce contexte, l’expérience reste un capital précieux, notamment dans un championnat de plus en plus exposé sur la scène internationale, sous le regard d’instances comme la FIFA.
Un nouveau chapitre pour Abdulaziz Al-Bishi dans l’élite saoudienne
En rejoignant Al-Ittifaq, Abdulaziz Al-Bishi va découvrir le sixième club de sa carrière en première division. Avant cette nouvelle étape, il avait déjà porté les couleurs d’Al-Shabab, d’Al-Taawoun, d’Al-Faisaly, d’Al-Ittihad et de Damac. Ce parcours illustre un profil bien connu du championnat saoudien, celui d’un joueur capable de durer, de s’adapter et de rester compétitif sur plusieurs cycles.
Pour lui, ce changement peut aussi représenter une relance. Sa dernière saison, marquée par un rôle plus effacé, laissait entrevoir la fin d’une séquence à Al-Ittihad. En changeant d’environnement, il peut espérer retrouver davantage de continuité et une place plus nette dans la hiérarchie. Sans promettre un retour au tout premier plan, ce transfert lui offre au moins un cadre neuf pour prolonger sa carrière au plus haut niveau.
Du côté d’Al-Ittihad, l’enjeu sera désormais de compenser ce départ dans la construction de l’effectif. Le club ne perd pas seulement un ailier, mais un joueur qui connaissait parfaitement la maison, ses exigences et ses standards. Dans une intersaison, ce type de sortie semble parfois secondaire. Il peut pourtant laisser une trace plus profonde qu’on ne l’imagine, surtout lorsqu’un cadre s’en va sans bruit et sans compensation.



