Le Bafana Bafana s’offre l’Égypte et poursuit sa série sous Pitso Mosimane
Bafana Bafana a confirmé sa montée en puissance en dominant l’Égypte 1-0 lors d’un match amical international, dimanche soir. Sous la direction de Pitso Mosimane, la sélection sud-africaine signe ainsi un troisième succès consécutif et poursuit un départ sans accroc dans ce nouveau cycle. Le but victorieux est venu après la pause, grâce à Puso Dithejane, auteur d’une entrée remarquée pour sa première apparition.
Le contexte du match avait pourtant tout d’un vrai test. Face à une sélection égyptienne historiquement plus expérimentée et rapidement installée dans le camp adverse, les Sud-Africains ont d’abord dû résister. Mosimane avait d’ailleurs largement remanié son onze de départ, avec neuf changements par rapport à l’équipe alignée contre l’Érythrée. Seuls Ime Okon et Sphephelo Sithole ont conservé leur place, tandis que Dithejane a été lancé pour ses débuts.
Une première période dominée par l’Égypte
Les Pharaons ont pris le contrôle des opérations dès les premières minutes. Leur meilleure occasion est arrivée très tôt, quand Omar Marmoush s’est infiltré dans la surface avant de manquer le cadre de peu. Cette alerte a donné le ton d’une première période largement animée par les locaux, plus tranchants dans les duels et plus présents dans les zones offensives.
Le Bafana Bafana a mis du temps à entrer dans son match. Il a fallu attendre une vingtaine de minutes pour voir les visiteurs s’installer dans le dernier tiers, sans parvenir à créer une véritable ouverture. Thabang Matuludi a bien tenté de peser sur le côté droit, mais son dernier geste n’a pas toujours été juste. Le joueur des Mamelodi Sundowns a toutefois failli surprendre la défense égyptienne sept minutes avant la pause, avec une frappe de première intention passée tout près de la barre.
Cette action est restée la meilleure opportunité sud-africaine du premier acte. Pour le reste, la sélection de Mosimane a eu du mal à entrer dans la surface adverse. En face, Sipho Chaine a dû intervenir à plusieurs reprises sans être mis en danger de manière excessive. À la pause, le score nul et vierge reflétait surtout la prudence d’un Bafana Bafana encore en rodage.
Dithejane change le visage du Bafana Bafana
Au retour des vestiaires, Pitso Mosimane a choisi d’accélérer le rythme en procédant à trois changements. Tshepang Moremi, Khulumani Ndamane et Shandre Campbell ont été lancés pour apporter plus de fraîcheur et de verticalité. Ce choix a rapidement payé, car l’action décisive est née dès la 50e minute passée.
Shandre Campbell a d’abord trouvé l’espace pour adresser une longue passe lumineuse dans le dos de la défense. Puso Dithejane a bien lu la trajectoire, a devancé la sortie du gardien, puis a su garder son calme pour éliminer le dernier obstacle avant de marquer dans le but vide. Un but simple dans la finition, mais précieux dans sa construction et révélateur de la lucidité du jeune joueur.
Ce but a changé la physionomie de la rencontre. L’Égypte a alors haussé le ton pour revenir, mais le Bafana Bafana a mieux géré ses temps faibles. Le bloc sud-africain s’est montré plus compact, tandis que les remplaçants ont aidé à conserver un certain équilibre jusqu’au dernier quart d’heure.
Une fin de match tendue, mais maîtrisée
Les Égyptiens ont bien cru égaliser à la 71e minute. Hamza Abdelkarim, jeune joueur du FC Barcelone, a repris un centre venu de la gauche d’une belle tête, mais Ricardo Goss, entré en cours de jeu, a réalisé l’arrêt qu’il fallait. Cette intervention a pesé lourd, tant les minutes suivantes ont été disputées.
La tension est montée d’un cran dans le dernier quart d’heure. Mohamed Nany a écopé d’un avertissement après avoir bousculé Campbell, ce qui a provoqué un regroupement près de la ligne de touche. L’incident n’a pas dégénéré, mais il a traduit l’agacement d’une Égypte frustrée par son manque d’efficacité.
Dans le temps additionnel, Goss a encore sorti une parade importante pour préserver l’avantage. Le Bafana Bafana a ensuite géré les ultimes secondes avec sérieux, sans céder à la panique. Ce succès face à un adversaire de prestige confirme surtout la solidité d’un groupe qui apprend vite sous les ordres de Mosimane. Pour la suite, cette victoire donne un signal intéressant, à l’approche d’échéances où chaque détail comptera davantage, y compris sur la scène continentale suivie de près par la CAF.


