OM-PSG: le Vélodrome tarde à se remplir, signe d’un malaise autour de McCourt
FIFA Le Classique entre l’OM et le PSG s’annonce dans une atmosphère bien moins fiévreuse qu’à l’accoutumée. À quelques jours du choc de la 5e journée de Ligue 1, le Vélodrome n’a pas encore affiché complet, alors que Marseille aurait habituellement vendu toutes ses places depuis longtemps pour ce rendez-vous.
Selon les estimations avancées ces dernières heures, entre 7.500 et 9.000 billets resteraient encore disponibles. Un chiffre inhabituel pour une affiche de cette ampleur, et surtout révélateur d’un public marseillais plus distant que de coutume. Dans une ville où l’OM nourrit chaque grande soirée d’une ferveur presque automatique, ce retard dans la billetterie interpelle.
Un public marseillais moins pressé de répondre présent
Le constat tombe au mauvais moment pour un club déjà sous pression sportive. L’OM traverse un début de saison compliqué et a, plus que jamais, besoin de l’appui de son stade pour espérer faire tomber le Paris Saint-Germain. Or, la ferveur habituelle semble s’être fissurée, au moins temporairement.
Ce type de rencontre ne laisse d’ordinaire aucune place au doute. À Marseille, un Classique déclenche souvent une ruée immédiate vers les guichets, parfois en quelques minutes seulement. Cette fois, le Vélodrome peine à se remplir, alors même que l’affiche reste l’une des plus fortes du championnat.
Le contraste est d’autant plus marqué que les supporters marseillais ont longtemps entretenu une forme de fierté quasi inconditionnelle envers leur club. Même dans les périodes irrégulières, le stade restait plein. Cette résistance semble aujourd’hui s’effriter, au moins sur le plan de l’engouement spontané.
Frank McCourt au cœur des critiques sur l’OM
Pour Éric Di Meco, cette baisse d’enthousiasme ne doit rien au hasard. L’ancien défenseur de l’OM voit dans cette désaffection un message adressé directement à Frank McCourt. Le propriétaire américain, estime-t-il, cristallise une partie de la frustration des supporters.
Le champion d’Europe 1993 évoque notamment une première alerte avec la réception du Paris FC, qu’il relie à un climat plus général de lassitude. À ses yeux, les saisons passent, les difficultés aussi, mais la fierté marseillaise n’avait jusque-là jamais disparu du stade. Aujourd’hui, ce socle semble vaciller.
Di Meco décrit des supporters « résignés », contrariés par ce qu’il s’est passé et inquiets de l’avenir du club. Son message est clair: beaucoup ne savent plus dans quelle direction va l’OM. Dans ce contexte, le silence prolongé de l’actionnaire alimente encore davantage les interrogations.
OM-PSG: une soirée qui pourrait tout de même relancer l’élan
Le paradoxe, c’est que ce Classique pourrait aussi servir de point de bascule. Une fin de semaine dynamique en billetterie permettrait de retrouver un Vélodrome plein ou presque, et donc un cadre digne de l’affiche. Pour les joueurs marseillais, ce soutien serait précieux dans un match où chaque détail compte.
Le calendrier n’offre pas de place à l’attente. Cette rencontre contre le PSG, programmée le 20 septembre 2026 à 20h45, s’inscrit dans un moment déjà sensible pour le club phocéen. Marseille doit composer avec ses doutes, tout en essayant de transformer cette pression en énergie positive.
Reste que le PSG n’arrive pas lui-même dans les meilleures dispositions du moment, ce qui peut laisser une fenêtre à l’OM. Si le stade se remplit finalement, la soirée pourrait retrouver l’intensité attendue. Mais pour l’instant, le vrai sujet n’est pas seulement sportif: il touche aussi au lien, fragile, entre Marseille et son club.


