La Premier League pulvérise son record de dépenses avec un mercato à 75,6 milliards de rands
La FIFA n’avait sans doute pas besoin d’un nouvel exemple pour illustrer la puissance financière du football anglais, mais la Premier League a encore frappé fort. Avec un total estimé à 3,46 milliards de livres, soit environ 75,6 milliards de rands, les clubs ont établi un nouveau record de dépenses sur un seul mercato. Au centre de cette frénésie, Manchester City a signé les deux mouvements les plus marquants de la dernière journée.
Le club mancunien a d’abord trouvé un accord pour recruter Enzo Fernandez contre 125 millions de livres, un montant qui fait immédiatement basculer le marché dans une autre dimension. Quelques heures plus tard, City a aussi attiré Iliman Ndiaye pour 65 millions de livres. À eux seuls, ces deux dossiers résument l’ampleur du bras de fer engagé par les cadors anglais à la veille de la fermeture du marché.
Manchester City s’offre Enzo Fernandez et change encore d’échelle
Le transfert d’Enzo Fernandez a mis du temps à se dénouer. Pisté depuis plusieurs mois, le milieu argentin n’a vu son arrivée se concrétiser que dans les dernières heures, juste avant la clôture fixée à 22h00 GMT mardi. Le champion du monde rejoint ainsi un projet pensé pour donner à Enzo Maresca un groupe capable de viser le titre, après trois saisons sans sacre en Premier League.
Fernandez connaît déjà le technicien italien, avec qui il avait brillé à Chelsea. Son retour sous les ordres de Maresca a une logique sportive évidente: City veut un milieu plus dense, plus technique et plus fiable dans les deux surfaces. Le directeur sportif Hugo Viana l’a résumé avec des mots flatteurs, évoquant un joueur « complet », à la fois technique, travailleur, agressif et buteur.
Le montant payé à Chelsea égale d’ailleurs le record britannique du marché, déjà établi à 125 millions de livres. Dans l’effectif de City, Fernandez viendra s’intégrer dans un entrejeu profondément remodelé, évalué à plus de 325 millions de livres avec Elliot Anderson et le jeune Ayyoub Bouaddi. Le message est clair: le club ne veut rien laisser au hasard.
Le mercato de la Premier League s’emballe jusque dans les dernières heures
City n’a pas été le seul à faire grimper la courbe des dépenses. L’arrivée d’Iliman Ndiaye, attaquant sénégalais, a encore alourdi une facture déjà spectaculaire. Le montant de 65 millions de livres porte les dépenses estivales du club de Manchester au-delà des 450 millions de livres, un total vertigineux même pour les standards de l’élite anglaise.
Le joueur de 26 ans n’a pas caché son émotion au moment de rejoindre l’un des géants du championnat. Son discours traduit bien ce que représente ce genre de transfert pour des footballeurs souvent passés par des trajectoires plus longues et moins linéaires: une occasion rare, obtenue après des années d’efforts, et qu’il compte saisir sans hésiter.
Dans le même temps, plusieurs clubs ont vécu une fin de marché bien différente. Chelsea a vu s’effondrer sa tentative de remplacement de Fernandez avec Lamine Camara, tandis qu’Everton a perdu le dossier Folarin Balogun au dernier moment. Les Toffees ont toutefois obtenu Jack Grealish sous forme de prêt, une solution qui leur offre un peu de souplesse après une journée agitée.
Mercato Premier League: Liverpool, Arsenal et Tottenham avancent, mais pas toujours comme prévu
Liverpool a également animé le marché avec l’achat de Bradley Barcola pour 123 millions de livres, arraché au Paris Saint-Germain dès lundi. En revanche, les Reds ont échoué dans leurs tentatives pour Ismaila Sarr et Yankuba Minteh. Cody Gakpo est donc resté à Anfield malgré des intérêts venus de Manchester City et de Tottenham.
Les dirigeants de Liverpool ont quand même ajouté un nom à leur liste avec le jeune gardien belge Lucca Brughmans. Le portier de 18 ans a signé un contrat de longue durée, avant d’être renvoyé à Genk pour finir la saison. Le club prépare donc l’avenir sans bouleverser immédiatement sa hiérarchie dans les cages.
À Aston Villa, le mercato a pris une autre tournure. Ibrahim Mbaye, longtemps annoncé proche d’Anfield, a finalement rejoint le club de Birmingham pour 47 millions de livres. Le défenseur Taylor Harwood-Bellis a aussi renforcé l’arrière-garde pour 29 millions de livres, preuve que Villa a choisi d’investir à la fois devant et derrière.
Arsenal, de son côté, est resté étonnamment discret. La piste Julian Alvarez s’est éteinte, et les Gunners ont vécu une dernière journée sans grand mouvement majeur. Le dossier a aussi eu un effet domino du côté de l’Atlético de Madrid, qui a finalement trouvé une autre solution offensive avec Gabriel Jesus. L’attaquant a parlé d’un rêve enfin devenu possible, après une première occasion manquée dix ans plus tôt.
Tottenham et Newcastle complètent un tableau déjà spectaculaire
Tottenham a profité du marché pour sécuriser Mykhailo Mudryk en prêt, après avoir manqué plusieurs cibles offensives, dont Ndiaye et Gakpo. Le club londonien a aussi recruté Tosin Adarabioyo pour 10 millions de livres, une opération plus mesurée mais utile pour renforcer la profondeur d’effectif.
Newcastle n’est pas resté en marge non plus. Le club a obtenu Matias Fernandez-Pardo en provenance de Lille pour 51 millions de livres. Cette arrivée s’inscrit dans une phase de reconstruction, alors que les Magpies ont vu partir Anthony Gordon, Bruno Guimaraes et Sandro Tonali durant l’été. Ils ont aussi prêté l’attaquant allemand Nicolas Woltemade à la Juventus.
Au final, cette dernière journée confirme une tendance lourde: la Premier League continue d’écraser la concurrence par sa capacité à investir massivement, même lorsque le marché semble déjà saturé. Entre records battus, objectifs sportifs assumés et échecs de dernière minute, le championnat anglais a offert un marché aussi spectaculaire qu’imprévisible.



