Le naufrage de Celtic à LASK, un revers qui coûte très cher
Celtic en Ligue des champions a vécu une soirée cauchemardesque en Autriche, en laissant filer un avantage de 4-0 sur l’ensemble des deux matches pour s’incliner 5-4 face à LASK. Après le 3-0 acquis à Glasgow la semaine précédente, les Écossais semblaient pourtant avoir fait le plus dur. Mais leur retour s’est transformé en désastre, avec une élimination qui les prive d’une place extrêmement lucrative dans la phase de ligue.
Le scénario a de quoi laisser des traces. Un but rapide de Callum McGregor avait même renforcé l’impression d’un duel maîtrisé. Pourtant, au fil de la rencontre, Celtic a été repoussé de plus en plus bas, jusqu’à subir la pression constante d’un adversaire qui a fini par croire à l’impossible.
Celtic en Ligue des champions: une avance vite effacée
Le début de match n’annonçait pas un tel effondrement. Dans les quinze premières minutes, Kasper Hogh a eu deux belles opportunités de relancer LASK, sans parvenir à conclure. Dans la foulée, les Autrichiens ont trouvé le poteau sur une frappe déviée, avant que McGregor ne sanctionne leur moment de flottement.
L’action du capitaine écossais résumait alors la logique du duel. Yang Hyun-Jun a débordé à gauche et servi en retrait pour une frappe sèche, venue de l’entrée de la surface. À ce moment-là, Celtic menait encore 4-0 sur l’ensemble des deux matches et le billet semblait presque assuré.
Mais LASK n’a jamais lâché prise. Juste avant la pause, Moses Usor a ramené un peu d’espoir avec une belle finition au terme d’une action bien construite. Ce but a changé l’ambiance du match et offert au public autrichien une raison d’y croire à nouveau.
Une deuxième période totalement renversée
Au retour des vestiaires, la pression s’est accentuée sur Celtic. Robert Ljubicic a frappé à 20 mètres pour réduire encore l’écart au tableau d’affichage global. D’un coup, l’avance écossaise n’était plus que de deux buts, et la dynamique avait clairement basculé.
Le moment de rupture est arrivé avec Samuel Adeniran. L’Américain a égalisé quasiment dans le même mouvement psychologique, grâce à une frappe splendide de loin. LASK n’était plus qu’à un but de forcer la prolongation, et Celtic reculait de minute en minute.
Adeniran a ensuite frôlé le coup parfait avec une reprise qui a heurté la barre transversale. La sentence est finalement tombée à la 90e minute, lorsque Florian Flecker a repris un ballon dangereux pour envoyer la rencontre en prolongation. À ce stade, le renversement semblait déjà inéluctable.
La fin de rêve pour LASK, la frustration pour Celtic en Ligue des champions
La prolongation n’a pas offert beaucoup de répit aux Écossais. Après une première période supplémentaire sans véritable occasion marquante, Adeniran a encore frappé à 25 mètres. Sa frappe puissante a trouvé le petit filet et a fait basculer LASK devant sur l’ensemble du barrage, à onze minutes du terme.
Le même Adeniran a encore pu alourdir la note sur penalty, mais Viljami Sinisalo a détourné sa tentative. Cela n’a rien changé au verdict final: Celtic quitte la scène de la Ligue des champions et devra se contenter de la Ligue Europa. Le club paie au prix fort une soirée où la maîtrise de l’aller n’aura servi à rien.
Pour LASK, la qualification a une toute autre portée. L’accès à la phase de ligue peut rapporter jusqu’à 40 millions de livres et ouvre les portes du tirage prévu le 27 août. Le premier match de la compétition est programmé le 8 septembre.
Un autre retournement spectaculaire dans ces barrages de Ligue des champions
Cette soirée a aussi livré un autre scénario renversant. Sabah, club azerbaïdjanais fondé il y a seulement neuf ans, s’est offert une première participation à la phase de ligue. Longtemps menés face à Hapoel Beer-Sheva, les Azerbaïdjanais ont arraché la prolongation grâce à un but de Tellur Mutallimov dans le temps additionnel.
Orphe Mbina a ensuite marqué de la tête à la 101e minute, avant que Joy-Lance Mickels ne scelle l’affaire à la 115e. Sabah s’est imposé 5-2 au retour, pour un total de 6-4 sur l’ensemble de la double confrontation. Deux clubs, deux destins, et une même certitude: ces barrages de Ligue des champions ne pardonnent aucune baisse de régime.



