Ian Wright alerte Arsenal sur le mercato et voit Chelsea comme un vrai danger


Ian Wright alerte Arsenal sur le mercato et voit Chelsea comme un vrai danger

Ian Wright met Arsenal face à deux réalités qui pourraient peser lourd dans la course au titre. L’ancienne légende des Gunners estime que son ancien club doit encore renforcer son effectif, tout en gardant un œil attentif sur Chelsea, qu’il juge capable de surprendre cette saison.

Le message est clair: malgré un départ réussi en Community Shield contre Manchester City, l’effectif d’Arsenal ne lui semble pas encore totalement armé pour tenir la distance. Wright reconnaît les arrivées de Christos Tzolis et Bruno Guimaraes, mais il attend davantage de puissance et de profondeur pour accompagner Mikel Arteta dans la quête d’un nouveau sacre.

Arsenal doit encore bouger sur le marché, selon Ian Wright

Pour Wright, la question n’est pas seulement de bien commencer la saison. Elle concerne surtout la capacité des Londoniens à maintenir le niveau sur plusieurs mois, dans un championnat où la marge d’erreur reste minime. Son constat est sans détour: Arsenal a encore « beaucoup de choses à faire » sur le marché des transferts, et les choses ont avancé trop lentement à ses yeux.

L’ancien buteur comprend que le contexte mondial, avec la Coupe du monde, ait pu ralentir certaines opérations. Mais il insiste sur un point simple: plus les recrues arrivent vite, plus Arteta gagne du temps pour les intégrer. Le technicien espagnol a d’ailleurs lui-même évoqué, après la finale de Ligue des champions perdue, les exigences du très haut niveau. Wright dit vouloir juger le club à cette aune-là.

Dans son esprit, Arsenal a franchi une étape, mais pas encore celle qui sépare un prétendant d’un champion installé. Il réclame donc des renforts de standing, capables d’apporter une vraie valeur immédiate. Pas seulement de la profondeur, mais ce supplément de qualité qui change la dynamique d’une saison.

Chelsea, l’outsider qui pourrait troubler la hiérarchie

Si Arsenal reste le favori naturel aux yeux de beaucoup, Wright refuse de réduire la lutte à un duel attendu. Il voit plutôt Chelsea comme un candidat crédible au retour en force. Après une dixième place décevante la saison passée, les Blues ont changé d’entraîneur et confié les rênes à Xabi Alonso.

Selon lui, cette nouvelle page pourrait relancer un groupe qui a longtemps manqué de stabilité. L’absence de Coupe d’Europe pourrait aussi jouer en leur faveur. Sans calendrier continental à gérer, Chelsea disposerait d’une semaine de préparation presque permanente, un avantage non négligeable pour construire des automatismes et une base défensive plus solide.

Wright juge également que le recrutement d’éléments expérimentés va dans le bon sens. Il ne vend pas Chelsea comme un champion certain, mais comme un danger réel si le départ est bon. Dans une Premier League où les repères peuvent vite bouger, ce genre de départ peut peser très lourd.

La Premier League ouverte, avec plusieurs clubs à surveiller

Au-delà d’Arsenal et Chelsea, Wright a élargi son regard à l’ensemble du haut de tableau. Il estime que Manchester City, Chelsea et Liverpool arrivent tous avec un nouvel entraîneur, ce qui crée une forme d’inconnu. Pour City, il parle d’une saison de transition marquée par plusieurs absences ou changements majeurs, même s’Erling Haaland reste, selon lui, une garantie précieuse.

L’ancien international anglais voit aussi Nottingham Forest comme une équipe à suivre, désormais sous les ordres d’Oliver Glasner. Il souligne la présence de talent, la continuité de certains cadres et l’arrivée de quelques bonnes recrues. À ses yeux, le fait que Brighton, Bournemouth ou Sunderland aient l’Europe à gérer pourrait ouvrir des opportunités à Forest.

Tottenham, enfin, bénéficie à ses yeux d’un calendrier plus léger, avec un match par semaine et des progrès déjà visibles. Il leur manque sans doute encore un vrai buteur, mais Wright les imagine grimper au classement. Le tableau qu’il dessine est donc celui d’une Premier League plus ouverte qu’il n’y paraît.

Un ancien buteur attaché à l’émotion du jeu

En parallèle de ses analyses, Wright s’engage aussi sur un autre terrain: celui des célébrations. Il soutient actuellement une campagne contre les cartons jaunes infligés aux joueurs qui enlèvent leur maillot après un but. Pour lui, cette expression de joie fait partie de l’âme du football et ne devrait pas être trop encadrée.

En repensant à sa carrière, il évoque avec une vraie tendresse une célébration restée dans les mémoires contre Aston Villa, lorsqu’il portait un t-shirt « I love the lads ». Ce souvenir résume bien son propos: le football n’est pas seulement une affaire de schémas tactiques ou de mercato, c’est aussi une histoire de lien, d’élan collectif et de bonheur partagé.

Serge Mbeki
auteur

Serge Mbeki

Serge Mbeki — Rédacteur football & comparatifs bookmakers Serge Mbeki a grandi à Kinshasa. Après des études en journalisme à l'IFASIC, il travaille d'abord pour une radio sportive locale avant de se tourner vers la presse digitale en 2017, couvrant…

    vous aimerez aussi