Six stades, cinq jours et un verdict unanime : le Cameroun est prêt à recevoir la Coupe d’Afrique des Nations. La tournée d’inspection ordonnée par le président Paul Biya s’est achevée à Douala, Bafoussam, Limbé-Buéa, Garoua et dans les deux enceintes de Yaoundé, Nfandena et Olembe, sous le regard d’anciennes gloires du football africain et de responsables venus constater l’état des infrastructures à un peu plus de deux mois du coup d’envoi, prévu le 9 janvier 2022 face au Burkina Faso.
Une visite pensée comme une démonstration
Au-delà de l’inspection technique, l’exercice avait valeur de démonstration politique et symbolique. Recevoir la délégation avec musique traditionnelle et gastronomie locale à chaque étape n’avait rien d’anodin : il s’agissait d’installer, dans l’esprit des visiteurs comme des observateurs internationaux, l’image d’un pays hôte qui maîtrise à la fois l’organisation sportive et l’accueil culturel. Ce type de tournée précède traditionnellement l’aval officiel de la Confédération africaine de football, laquelle a justement profité de ce passage pour formaliser son autorisation d’accueil avant de dévoiler le calendrier détaillé de la compétition.
Les témoignages recueillis, ceux d’El-Hadj Diouf, de Rigobert Song, de Geremi Njitap, de Patrick Mboma ou encore de Samuel Eto’o, convergent vers un même constat : la qualité des stades, mais aussi celle des hôpitaux, des routes et des capacités hôtelières associées. Ce dernier point mérite d’être souligné, car l’organisation d’un tournoi continental ne se limite jamais au seul terrain de jeu. Elle suppose une chaîne logistique complète, capable d’absorber l’afflux de sélections, de supporters et de médias sur plusieurs semaines. Pour les amateurs de paris sportifs, découvrez notre pronostic Mamelodi Sundowns Marumo Gallants pour rester à jour sur les compétitions africaines.
L’enjeu des retards et des attentes
Le Cameroun portait ce dossier depuis plusieurs années, après avoir déjà connu un report lié à des inquiétudes sur l’avancement des chantiers. Cette histoire récente donne du poids à la satisfaction exprimée par la délégation : les finitions encore visibles sur certains sites n’ont pas empêché les visiteurs de saluer un niveau d’équipement jugé inédit dans l’histoire de la compétition, dont la première édition remonte à 1957. Pour une CAF confrontée régulièrement à des critiques sur la préparation de ses hôtes, la validation officielle accordée pendant cette tournée constitue un signal fort adressé aux fédérations, aux diffuseurs et aux sponsors. Pour parier sur la CAN et d’autres compétitions, consultez notre sélection de bookmakers fiables en RDC.
Les clubs africains à l’épreuve des tours préliminaires
Pendant que le pays hôte peaufinait ses infrastructures, les compétitions interclubs de la CAF ont livré leur lot de surprises. En Ligue des champions, Amazulu FC a tenu en échec le TP Mazembe, tandis que Jwaneng Galaxy, pourtant mené après le match aller, a renversé Simba SC au Tanzania. En Coupe de la Confédération, Binga FC, club malien de deuxième division, a créé la sensation en éliminant l’ASFA Yennenga aux tirs au but, et Marumo Gallants a privé l’AS Vita Club, favori local, d’une qualification pourtant attendue.
Ces résultats rappellent une réalité structurelle du football africain : l’écart entre grands clubs historiques et formations moins huppées s’est resserré, porté par une meilleure circulation des joueurs et un professionnalisme croissant des championnats nationaux. Le cas de Gor Mahia, qualifié sans jouer après le forfait d’Al Ahly Merowe, illustre aussi les contraintes logistiques et sanitaires qui pèsent encore sur les déplacements continentaux, un défi que le Cameroun devra lui-même maîtriser à grande échelle pendant la CAN. Pour plus d’actualités sur la CAN, lisez aussi La Premier League a fourni le gros des troupes de la CAN.


