Quatre buts d’avance, une remontée spectaculaire, et une conclusion digne des plus grands matches de Coupe du monde : l’Angleterre a décroché la médaille de bronze au terme d’une rencontre qui restera gravée dans les mémoires. Thomas Tuchel a conduit ses joueurs à une victoire méritée malgré un deuxième acte cauchemardesque, tandis que Didier Deschamps quittait son poste de sélectionneur par une porte bien plus honorable qu’il n’y paraissait à la mi-temps.
Une première mi-temps de démolition
Le match a basculé dès les premières minutes dans un sens que personne n’anticipait avec une telle netteté. Declan Rice, revenu de maladie avec une énergie décuplée, a ouvert le score d’une frappe enroulée depuis vingt-cinq mètres après avoir récupéré une passe manquée de Désiré Doué. C’est lui encore qui a armé la suite, en servant Ezri Konsa sur corner : le défenseur a devancé Adrien Rabiot au premier poteau pour inscrire un but de la tête d’une grande précision.
La charnière centrale française, privée de William Saliba et de Dayot Upamecano titulaires, a semblé dépassée sur chacune des séquences offensives anglaises. Le troisième but en est la démonstration la plus cruelle : Bukayo Saka a d’abord lancé Marcus Rashford en profondeur, puis, après le sauvetage de Mike Maignan et un premier rebond contré, Rashford a repositionné le ballon pour que Saka conclue avec calme. Dans la foulée, Eberechi Eze a trouvé son coéquipier d’Arsenal dans la surface ; un premier contrôle parfait, un tir placé, et Maignan ne pouvait rien faire. À la pause, l’écart était de quatre buts. La soirée d’adieu de Deschamps prenait des allures de désastre annoncé. Pour ceux qui souhaitent anticiper les prochains grands rendez-vous, retrouvez notre pronostic Angleterre Argentine CM 2026.
La France renverse la table, Mbappe s’envole au classement des buteurs
Deschamps a effectué quatre changements à la mi-temps, et leur impact collectif a été immédiat. Upamecano, entré en cours de jeu, a mis fin à une percée d’Ollie Watkins par un tacle décisif qui a relancé une transition française foudroyante. Michael Olise, d’une passe sans regarder d’une intelligence rare, a servi Kylian Mbappé en rupture pour un but d’une fluidité absolue. Ce but propulsait le capitaine tricolore devant Lionel Messi au classement du Soulier d’or, un symbole qui n’a pas échappé aux observateurs.
Huit minutes plus tard, Mbappé lançait Bradley Barcola dans le dos de Jarell Quansah sur le côté gauche. L’ailier, quelques instants seulement après son entrée, réduisait l’écart à deux buts. Ce qui ressemblait à une promenade anglaise se transformait en match à suspense. France pressait, se créait des occasions, et Olise combinait avec Mbappé pour un troisième but aux allures de séquence de gala. Trois buts en un peu plus de trente minutes : la physionomie du match avait radicalement changé.
L’Angleterre, désorganisée, ne se défendait plus que par instants. Ivan Toney avait bien forcé une superbe parade de Maignan sur une tête, mais c’était un éclair isolé dans une période de grande confusion pour les Three Lions. Tuchel a réagi en faisant entrer Jude Bellingham et Elliot Anderson à la 79e minute, cherchant à rééquilibrer le milieu de terrain.
Saka, Bellingham, et un dénouement digne de l’épopée
C’est finalement un duel sur le flanc gauche qui a redonné un souffle de sérénité à l’Angleterre. Djed Spence a devancé Malo Gusto sur une passe intelligente de Morgan Rogers, provoquant une faute dans la surface. Saka a transformé le penalty avec sang-froid, expédiant Maignan dans le mauvais sens : un triplé accompli, une marge restaurée à deux buts.
La France a encore répondu. Ousmane Dembélé a profité d’un couloir entier ouvert sur la droite après une interception d’Upamecano pour marquer dans le style qui lui est propre. Le suspense était total. Mais Bellingham, après avoir semé Maxence Lacroix d’un enchaînement stepover-crochet qui laissait le défenseur sur place, a conclu avec une précision chirurgicale dans le bas du cadre droit. Victoire anglaise, médaille de bronze et fin de tournoi en beauté pour un joueur qui aura été l’un des grands artisans de la campagne des Three Lions.
Deschamps part, l’Angleterre avance
Au-delà du résultat, ce match illustre deux trajectoires opposées. L’Angleterre de Tuchel, plus cohérente et plus tranchante que lors des phases précédentes malgré la lourde défaite en finale contre l’Argentine, a montré qu’elle pouvait produire un football ambitieux et collectif sur les grands rendez-vous. La finale perdue ne saurait effacer un parcours de grande qualité.
Pour la France, la sortie de Deschamps reste malgré tout celle d’un sélectionneur exceptionnel. Son bilan à la tête des Bleus – deux finales de Coupe du monde, un titre en 2018, un Euro – place sa carrière parmi les plus riches de l’histoire du football international. Sa dernière décision tactique, ces quatre changements à la mi-temps qui ont transformé une déroute en spectacle, résume bien ce qui a fait sa force : la lecture du jeu, le sang-froid, et la capacité à exiger de ses joueurs plus que ce que le score semblait autoriser. Pour parier sur les prochains grands matches, consultez notre sélection de bookmakers fiables et adaptés à la RDC.
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