Orlando Pirates: Sibisi éclaire la philosophie d'Ouaddou sur le spectacle
Orlando Pirates et Abdeslam Ouaddou avancent sur une ligne de crête: gagner d’abord, divertir ensuite. Nkosinathi Sibisi a expliqué, selon Soccer Laduma, que l’entraîneur veut voir ses joueurs marquer beaucoup avant de laisser davantage de place à l’expression individuelle.
Le capitaine des Buccaneers s’est exprimé lors de la conférence de presse du Soweto Derby, organisée aux studios SuperSport de Randburg. Son message a surtout servi à préciser la logique d’Ouaddou, souvent attentif à ce que le style ne prenne pas le pas sur l’objectif collectif.
Le discours d’Ouaddou sur la maîtrise avant la fantaisie
Le coach avait déjà prévenu contre la tentation de privilégier les gestes spectaculaires quand le match reste ouvert ou lorsque Pirates ne capitalise pas sur sa domination au tableau d’affichage. Pour lui, la priorité reste de faire la différence au score, sans se perdre dans l’excès de liberté.
Mais après plusieurs victoires convaincantes, où les Buccaneers ont marqué avec aisance, Ouaddou a semblé prêt à accorder plus de liberté à ses joueurs. À une condition claire: rester impitoyables devant le but.
Sibisi défend une marge pour les joueurs créatifs
Sibisi estime cette approche cohérente, surtout avec un groupe jeune. Il a expliqué que certains joueurs ont naturellement envie de s’exprimer, mais que cela devient plus compliqué quand le résultat reste incertain, notamment à 1-1 ou à 2-0.
Le capitaine a résumé la pensée du coach avec des mots simples: il faut d’abord inscrire beaucoup de buts, puis seulement laisser parler la créativité, parce que le public veut aussi “voir un show”.
Le cas Mpho Padime, symbole de cet équilibre
Le capitaine a aussi pris l’exemple de Mpho Padime, décrit comme un véritable showman. Sibisi a estimé qu’il ne fallait pas brider des profils de ce type, car leur talent fait partie de leur valeur.
Selon lui, les supporters viennent aussi pour ce football-là. Pirates doit donc trouver le bon dosage: livrer le résultat demandé par le coach, marquer, puis seulement profiter d’une plus grande liberté dans le jeu. Ouaddou, lui, veut d’abord la production; le reste vient après.


