Mamelodi: le premier Cruyff Court ouvre avec une ambition qui dépasse le football
Cruyff Court de Mamelodi ne se limite pas à un terrain remis à neuf. Lancé le 20 octobre par Rhiza Babuyile, il veut surtout offrir aux jeunes un espace plus sûr, plus structuré et plus utile au quotidien. L’installation se trouve sur le campus Mamelodi de l’Université de Pretoria.
Un terrain rénové pour redonner vie à un espace dégradé
Le projet est né de la remise en état d’une infrastructure déjà existante, mais tombée en désuétude. Rhiza Babuyile a porté cette relance avec l’appui de la Johan Cruyff Foundation. Ensemble, les deux structures entendent montrer comment le sport encadré peut aider à renforcer les liens communautaires.
Pour Alef Meulenberg, fondateur de la Rhiza Foundation, l’enjeu va bien au-delà de la pratique elle-même. Il s’agit de créer un cadre où les jeunes peuvent voir des possibilités concrètes, apprendre à faire des choix responsables et gagner en assurance. Selon lui, ces acquis comptent autant que le jeu.
Le Cruyff Court de Mamelodi mis au service du bien-être des jeunes
La date de lancement n’a rien d’anodin. L’ouverture est intervenue pendant le Mois de sensibilisation à la santé mentale, trois jours après la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Ce contexte a renforcé la portée symbolique du projet, dans une zone où les espaces de loisirs sécurisés restent limités.
Meulenberg estime qu’un lieu sûr ne doit pas seulement protéger physiquement. Il doit aussi permettre aux enfants de se sentir inclus, respectés et soutenus, tout en tissant des liens avec leurs pairs et avec des adultes de confiance. Dans cette logique, le football devient un outil d’intégration autant qu’un espace d’apprentissage.
Des règles, de la confiance et une place pour les filles
Le principe des Cruyff Courts repose sur des programmes structurés qui enseignent la discipline, le travail d’équipe et des compétences de vie. Le projet insiste aussi sur l’accès des filles aux mêmes opportunités sportives, avec des environnements inclusifs capables de favoriser leur participation et leur leadership.
Meulenberg rappelle enfin qu’un terrain ne peut pas régler à lui seul la pauvreté, le chômage ou la violence. En revanche, il peut offrir une base durable pour l’engagement des jeunes et la participation de la communauté, à condition que les programmes soient solides et que les habitants s’approprient l’espace.



